Purifier l'inconscient des émotions refoulées transmises dans cette vie ou des vies antérieures par nos liens familiaux et ancestraux
Le Lying, une pratique du non-faire
Le Lying est une discipline psycho-spirituelle rigoureuse, issue des enseignements du sage indien Swami Prajnanpad et introduite en France par Arnaud et Denise Desjardins. Son protocole technique est d’une simplicité absolue, presque radicale : le patient s’allonge sur le dos, s’abandonne à une relaxation profonde, et laisse monter à la surface de sa conscience le flux libre des sensations corporelles, des vagues émotionnelles, des pensées et des souvenirs...
Son unique tâche consiste à les vivre avec une intensité totale, en s'interdisant toute tentative de contrôle, de censure ou d'interprétation logique.
Ce « non-faire » déstabilise les stratégies de défense ordinaires du Moi et ouvre la voie à une confrontation brute avec sa vérité intime. Progressivement, les cryptes du refoulement s'ouvrent : les tensions musculaires chroniques, les images traumatiques et les souvenirs enfouis remontent à la lumière du jour. Ils sont alors revécus avec une acuité nouvelle, comme si le passé s'actualisait instantanément dans la chair et le cœur du sujet.
Ce processus transcende le simple exercice de mémoire : c’est une catharsis libératrice qui transmue la souffrance névrotique en clarté intellectuelle et en énergie vitale réutilisable.
Dans ce dispositif, la posture du thérapeute requiert une immense qualité de présence. Il s'installe dans une écoute holistique, s'abstenant de diriger, d'intervenir ou de plaquer la moindre interprétation, mais escortant avec une bienveillance absolue l’émergence du matériel inconscient. C’est cette « présence active » et sécurisante qui fait office de catalyseur et permet aux verrous inconscients de se dissoudre d'eux-mêmes. Pratiqué avec persévérance, le Lying permet d'embrasser ses zones d'ombre, de pacifier les spectres du passé et d'élargir le champ de la conscience. Il jette un pont entre la clinique thérapeutique et la quête spirituelle.
En fin de séance vous avez un temps pour exprimer et partager votre vécu avec le thérapeute.
Les séances durent, selon votre besoin entre une à deux heures.
Le rôle du thérapeute est d’être présent, dans l'écoute , sans diriger ni intervenir, mais en accompagnant avec bienveillance l’émergence de ce qui se manifeste. C’est cette « présence active » qui agit comme un catalyseur et permet aux blocages inconscients de se dissoudre.
Pratiqué régulièrement, le lying aide à embrasser ses parts d’ombre, à dépasser les blessures du passé et à s’ouvrir à une conscience plus vaste de soi et du monde. Il relie le chemin thérapeutique au chemin spirituel, en invitant chacun à découvrir cette lumière intérieure qui, derrière les voiles, anime toute existence.
J'explore depuis plus de 50 ans les liens entre émotions, corps et esprit, en joignant recherche et pratique. J’accompagne chacun à retrouver ses ressources intérieures avec bienveillance.
Michel Carayon
Possibilités de séances en visio, Whatsapp, Teams etc...
Tarifs en fonction de vos réalités matérielles
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deux livres à la page "Liens et Documentations"
- Psychothérapie émotionnelle Pour qui ? Pourquoi ? Comment ? Ecrit par Elisabeth de Saint Basile et Michel Carayon
- SOS Suicide et Dépression. Ecrit par Michel Carayon. Editions Universitaires Européennes
- Mes pouvoirs sont en vous .Michel Carayon . Editions Le courrier du Livre .
-Les Mémoires de l'Univers (en cours d'édition, en avant première ci-dessous)
LES MÉMOIRES DE L'UNIVERS
Récit et fondements de la mémothérapie
Michel Carayon
AVANT-PROPOS
La plupart de nos pathologies chroniques, qu’elles soient d’ordre psychologique ou physiologique, plongent leurs racines dans le tréfond de nos mémoires accumulées. Bien avant notre premier cri, dès la vie utérine, le fœtus enregistre des informations. À cette expérience gestationnelle s'ajoute l'empreinte génétique de nos lignées, un héritage ancestral qui, lorsqu'il est saturé de traumas non résolus, affaiblit notre système immunitaire et fausse notre rapport à la réalité de ce monde.
Limiter notre identité à la seule biologie serait une erreur. Il existe des mémoires plus subtiles, une alchimie secrète qui nous lie directement à la poussière d’étoiles et aux rayonnements cosmiques dont nous sommes issus. Nous sommes faits des mêmes composants que l’Univers.
Cet ouvrage a été pensé comme un espace de partage et de transmission. Il s'adresse à celles et ceux qui cherchent une issue, un outil pragmatique pour dénouer les impasses de leur existence. En dépouillant le jargon thérapeutique pour privilégier un langage direct et accessible, mon ambition est de vous présenter les clés de la mémothérapie, ce que ses techniques recèlent, comment elles fonctionnent, et ce que vous pouvez légitimement en attendre.
INTRODUCTION
Écouter le symptôme
Ce livre s’adresse d’abord à ceux que la vie fait souffrir, à ceux qui éprouvent ce sentiment diffus ou aigu d’être mal dans leur peau. Cette souffrance porte de nombreux visages, des états dépressifs latents, des pathologies psychosomatiques, des troubles de la sexualité, impuissance, frigidité. Ces maux du corps qui sont nés des crises de l’esprit, ou encore des schémas d'échec répétitifs, qu’ils soient affectifs ou professionnels.
L’objectif de ces pages est de vous insuffler le courage de rompre l'isolement. Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, mais le premier acte de votre liberté. Le principal obstacle à cette démarche est presque toujours la peur. C'est elle qui crée mille prétextes logiques pour ne rien changer, en maintenant la répétition de la douleur. La peur n’est ni dégradante ni humiliante ; elle est une émotion humaine, légitime, dont on peut apprendre à se libérer. La psychothérapie émotionnelle offre précisément les outils nécessaires pour remonter à la source de ces blocages afin d'en dissoudre les effets.
Pour entreprendre ce voyage, une condition est requise, le désir sincère d’évoluer et l'acceptation d’en payer le prix. Un prix qui dépasse de loin la question financière. Il s'agit de s'engager en temps, en régularité, et de consentir à traverser des zones d'inconfort. Suivant le vieil adage, « Aide-toi, le ciel t’aidera », la guérison est un pacte que l'on signe d'abord avec soi-même.
CHAPITRE 1
Destinée
À l'aube de mes quatre-vingts ans, un matin d'hiver, je me suis réveillé habité par des images d'une étrange puissance. La veille, j’avais visionné un documentaire consacré à la préhistoire et aux forces qui gouvernent le vivant. Le fil conducteur en était la gravité, cette force d'attraction invisible qui a présidé à l'apparition de la vie, guidé l'évolution, mais aussi orchestré les grandes extinctions de masse au gré des cataclysmes géologiques et des météorites, ces "cadeaux" imprévisibles de l'espace.
Je suis resté immobile, suspendu à ce ressenti. Une intuition profonde s'est imposée à moi, réveillant un désir impérieux d'écrire et de transmettre. J'ai perçu le lien subtil qui reliait la trajectoire de notre planète, ma propre histoire, mes cinquante années de pratique thérapeutique, et cette immense source qu'est la mémoire humaine et cosmique.
Pour comprendre le thérapeute que je suis devenu, il faut remonter à mon histoire personnelle. Ma petite enfance a évoluée dans le décor paradisiaque de Tahiti, où j'ai vécu jusqu'à l'âge de dix ans. J'entretenais alors une relation fusionnelle avec la nature. Notre maison de bois, coiffée de tôles ondulées, s'ouvrait à l'arrière sur une forêt tropicale luxuriante. C'était mon royaume. J'y passais mes journées, entre les fleurs de tiaré et les ruisseaux d'eau douce grouillants de vie. Avec un nœud coulant fabriqué à partir de palmes de cocotiers, j'attrapais des crevettes sauvages que je dégustais crues, avec l'instinct d'un petit sauvageon.
Face à la terrasse, le lagon scintillait sous les rayons du soleil, déclinant toutes les nuances de vert et de turquoise. Cette étendue d'eau calme était protégée des fureurs de l'océan par une barrière de corail, que j'imaginais déposée là par quelque divinité bienveillante. Dès le retour de l'école, mon cartable et mes vêtements volaient sur la pelouse. Le jardinier de la maison, un homme bienveillant, m'avait fabriqué un fusil sous-marin de bric et de broc. C'était un jouet inoffensif qui ne flécha jamais le moindre poisson, mais il m'accompagnait des heures durant tandis que je plongeais au milieu des coraux, ramassant des coquillages dont je gobais le contenu avec la gourmandise de l'innocence. Les avocats mûrs tombaient sur le toit de tôle avec un fracas qui résonne encore dans ma mémoire. Cette nature me nourrissait de joie, de sécurité et d'amour, un amour que mes parents, souvent absents et profondément meurtris par leurs propres histoires, étaient incapables de me donner.
À l'âge de onze ans, ce paradis prit fin. Nous avons quitté l'île pour Madagascar, la terre des lémuriens. Puis, à quatorze ans, ce fut Douala, au Cameroun. À dix-neuf ans, le grand saut vers la métropole s'est fait en solitaire. Je suis débarqué en France avec mon seul baccalauréat en poche, les mains vides, et un engagement dans l'Armée de l'air. Mon rêve de devenir pilote s'est brisé net lors de la visite médicale : une myopie prononcée me fit réformer.
Il fallut survivre. Pendant des mois, j'ai déchargé des camions aux Halles de Paris au milieu de la nuit. Puis, l'ANPE de l'époque m'orienta vers une formation rémunérée d'aide-comptable. Six mois plus tard, j'obtenais un poste de caissier dans une station-service du réseau Antar.
C'est en 1972 que le destin a choisi d'intervenir brutalement. Un terrible accident de voiture me plongea plusieurs jours dans le coma à l'hôpital d'Orléans. Mon pied gauche fut opéré, mais l'intervention fut un échec. Face aux complications, j'exigeai mon transfert vers la région parisienne. Par une ironie de l'histoire, on m'envoya à la clinique de Drancy, le lieu exact de ma naissance. Là, un chirurgien orthopédique accepta de reprendre mon pied et de reconstruire ma rotule droite. S'ensuivit une année de rééducation éprouvante, suspendu à mes béquilles, gravissant quotidiennement les cinq étages sans ascenseur de mon appartement.
Cet accident, qui aurait pu m'anéantir, fut en réalité ma renaissance. Porté par une force invisible, mon ange gardien, sans doute, je repris mes études. Deux ans plus tard, fort d'un DUT en Gestion des Entreprises et des Administrations, j'enseignais le droit, l'économie et la comptabilité en lycée professionnel. Les équivalences de mon diplôme me permirent de m'inscrire en faculté de psychologie.
Parallèlement, je découvrais en moi des facultés singulières. Je me livrais à des expériences de magnétisme, parvenant à momifier des fruits ou de la viande, et à faire pivoter des mobiles par la seule énergie émanant de mes paumes. L'été, je travaillais comme gardien de camping et logeais chez ma grand-mère maternelle, à Saint-Loup-sur-Cher. Cette femme, que j'appelais ma petite mère, m'enveloppait d'un amour inconditionnel. C'est cet amour qui m'anime encore aujourd'hui alors que je trace ces lignes. Gratitude éternelle à toi, Augustine.
En 1974, le sort frappa de nouveau ma famille : ma mère apprit qu'elle était atteinte de la maladie de Charcot, une affection neurodégénérative réputée incurable. Refusant la fatalité, et profondément marqué par la lecture de l'ouvrage d'Alfred Stetler, Guérisons Psi, je décidai de m'envoler pour les Philippines au cours de l'été. J'espérais y trouver un remède miracle.
Pendant six mois, à Baguio, j'ai observé le travail du célèbre guérisseur Tony Agpaoa, et j'ai été initié à ces techniques de chirurgie psychique par son assistant, Mike David. Je suis rentré en France transformé. Mes parents, qui vivaient alors au Burundi, étaient de passage chez ma grand-mère. Ma mère devint ma toute première patiente. Mon père, qui souffrait d'un ulcère gastrique chronique, s'allongea également sur ma table, ainsi qu'un de leurs amis médecins, accablé par des hémorroïdes inopérables.
En quelques jours, l'incroyable se produisit, ma mère quitta son fauteuil roulant et reprit le volant de sa voiture, l'ulcère de mon père disparut, et les douleurs du médecin s'évanouirent. Sans le savoir, je venais de déclencher une bombe.
Le bouche-à-oreille fit son œuvre avec une efficacité redoutable. Des malades de toutes conditions, souvent condamnés par la médecine officielle, commencèrent à m'appeler jour et nuit. Des médecins conventionnels, troublés par ces résultats, m'offrirent d'opérer bénévolement dans une clinique de Joinville-le-Pont pour y traiter leurs cas désespérés. L'un d'eux, un chirurgien-dentiste acupuncteur, posa un jour sur ma table l'équivalent de 30 000 euros en espèces pour que je puisse lancer mon activité de guérisseur, me laissant libre de le rembourser quand je le pourrais.
Un cas de conscience se posa alors à moi. J'avais signé un contrat avec le ministère de la Coopération pour partir enseigner à Bujumbura. Quoique dépassé par l'ampleur des événements, je choisis d'écouter ma voix intérieure, je résiliai mon contrat d'enseignant et plongeai dans l'aventure.
Pendant un an, au rythme de dix heures par jour, j'ai "opéré" entre trente et quarante patients quotidiens. J'étais secondé par un naturopathe qui dispensait des conseils d'hygiène vitale. Nous fonctionnions au don libre, des enveloppes étaient laissées à la disposition des malades qui donnaient selon leurs moyens. Soucieux de légalité, je déclarais mes revenus aux services fiscaux.
Des familles me filmaient, des journalistes m'interviewaient, des praticiens m'observaient pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas de prestidigitation. C'est à cette époque que j'entamai la rédaction de mon premier ouvrage, Mes pouvoirs sont en vous, publié plus tard au Courrier du Livre.
L'élément déclencheur du séisme fut un reportage de Paris Match. La journaliste me photographia en pleine action au sein de la clinique. L'article fit l'effet d'une météorite. A la vague de patients se mêla un tsunami de détracteurs et de plaintes du Conseil de l'Ordre des médecins. Je fus inculpé pour exercice illégal de la médecine, et les médecins qui collaboraient avec moi furent menacés d'interdiction d'exercer pour complicité d'exercice illégal de la médecine.
Contraint de quitter la clinique, je me réfugiai dans un lieu plus discret mis à ma disposition par une patiente. Devant les tribunaux, malgré des piles d'attestations de guérisons et de rémissions signées par des malades et des scientifiques, le verdict tomba, six mois de prison avec sursis et une amende. Le parquet ayant fait appel, la peine de sursis fut confirmée et l'amende alourdie.
Durant cette période de tempête, mon cas fascinait. Jean-Louis Victor publia Michel Carayon, le chirurgien aux mains nues aux Éditions Belfond. Il m'avait suivi dans mes déplacements, notamment lors d'une émission sur la chaîne de télévision de Toulouse. Ce jour-là, un chirurgien conventionnel présent sur le plateau me glissa après la démonstration, « Si mon fils doit un jour se faire opérer, c'est vous que je viendrai voir. »
Une telle phrase en dit long sur l'impact psychologique de ces interventions où le praticien semble matérialiser du sang et des tissus à mains nues sur le corps du patient. Que ces phénomènes relèvent d'une intrusion réelle dans la chair ou d'un tour de passe-passe subtil est une question qui, à mon sens, n’a aucun intérêt réel.
Toutes les thérapeutiques du monde, qu'elles soient validées par la science ou non, reposent sur un pilier fondamental, l'effet placebo, magnifié par la bienveillance et la compassion du praticien. J’ai vu cet effet placebo soulager et guérir des affections réputées incurables, une grand-mère aveugle retrouver la vue, une jeune institutrice entrer en rémission d'une sclérose en plaques etc... Dans le processus de guérison, les variables sont infinies. Sans vouloir polémiquer, je considère simplement que la chirurgie psychique philippine est le déclencheur d'effet placebo le plus puissant qu'il m'ait été donné d'observer. À ce sujet, le livre le plus percutant reste Némésis médicale du philosophe Ivan Illich, un ouvrage que tout soignant devrait méditer.
La seule question éthique qui vaille est celle-ci, au nom de quelle morale peut-on interdire des pratiques dont la bienveillance soulage et guérit parfois ? Plus l'amour et l'empathie imprègnent la relation thérapeutique, plus les mécanismes d'autoguérison s'activent.
L’effet placebo ne serait-il pas, en définitive, l’un des nombreux visages de l’amour ?
CHAPITRE 2
Descente aux enfers et résurrection
Mon enfance et mon adolescence furent affectées par la violence paternelle et la dépression chronique de ma mère. C’est paradoxalement grâce à cette souffrance initiale qu’à l’âge de vingt-huit ans, j’ai fait le premier pas sur le chemin de l’introspection, une quête que je poursuis encore aujourd'hui.
Étienne J., un psychiatre humaniste nourri des sagesses orientales et occidentales, fut mon premier guide durant cinq années. Il fut le premier d’une longue lignée d’enseignants, de thérapeutes et de maîtres spirituels qui m'ont accompagné pendant des décennies. Ensemble, nous avons examiné mes mécanismes de défense et mes résistances. Ce travail en profondeur consistait à déraciner la force d'inertie de l'ego et du mental, à libérer la mémoire cellulaire de la répétition des schémas douloureux accumulés dans cette vie et, peut-être, dans d’autres.
Tant que nous n'entreprenons pas la démarche consciente de transmuer nos émotions, peur, colère, manque, en sentiments, empathie, compassion, bienveillance, nous demeurons les esclaves inconscients de notre passé. Notre libre arbitre n'est alors qu'une illusion confortable. Lorsque nos conditionnements nous portent vers la réussite matérielle ou affective, nous nous en félicitons ; mais ce vernis finit toujours par craquer. Tôt ou tard, les blessures enfouies resurgissent et empoisonnent nos relations. Le Surmoi, ce tyran intérieur qui nous juge et nous culpabilise, projette ses ombres sur nos proches, nos amis et nos collaborateurs.
Il est si facile de décréter que notre mal-être ou nos échecs sont de la faute des autres. C'est le début de la descente aux enfers, un conflit permanent avec soi-même et le monde. Pourtant, lorsque la souffrance psychique déborde et se cristallise dans le corps sous forme de somatisations, cette crise peut devenir une opportunité. C'est le moment de faire appel à un "jardinier" de l'âme compétent. Un guide capable de nous apprendre à arracher les mauvaises herbes qui étouffent notre jardin intérieur, et à cultiver les graines de notre véritable identité, faite de paix et de sérénité. Ces thérapeutes d'exception sont souvent ceux qui, ayant traversé leurs propres enfers, possèdent l’expérience de l'art de la guérison.
Ma propre résurrection a exigé des milliers de pas. Après mes années de thérapie émotionnelle avec Étienne J. qui m’ont permis de fendre l’armure derrière laquelle je me cachais, j’ai coécrit avec Élisabeth D. mon deuxième ouvrage, Thérapie émotionnelle : pour qui, pourquoi, comment.
Plus tard, mon chemin a croisé celui de Pierre B., un psychiatre spécialisé dans le psychodrame analytique et auteur des Racines de l’Homme. Son accompagnement m'a permis de soigner mes blessures profondes et de grandir. De cette collaboration est né un troisième livre, SOS Suicide ou comment ne pas se suicider, publié au Levain puis réédité aux Presses Universitaires de France, écrit en réaction directe à un manuel journalistique controversé de l'époque qui détaillait des modes d'emploi pour mettre fin à ses jours.
J'ai poursuivi mon intégration par une cure psychanalytique freudienne, puis jungienne, tout en explorant la méthode Vittoz. Cette approche psycho-corporelle, contemporaine des travaux de Freud, m'a séduit par ses outils extrêmement pragmatiques axés sur la réceptivité sensorielle. Aujourd'hui encore, je reste vigilant à appliquer ces exercices au quotidien, ressentir le flux de ma respiration, la caresse du vent sur mon visage... Mettre mes cinq sens en éveil est le seul moyen efficace pour faire taire la "radio FM" du mental et revenir à l'instant présent.
À quatre-vingts ans passés, entouré de l'amour et de la créativité de ma compagne, je mets en pratique ces enseignements pour devenir, chaque jour, un meilleur être humain. Ma sincère gratitude envers ceux qui ont éclairé ma route.
CHAPITRE 3
La gravité et sa force d’attraction
Ces dernières décennies, les astrophysiciens et les chercheurs de toutes disciplines se sont accordés sur un point, à l'origine du cosmos se trouvait un nuage de poussière dense, sombre, opaque, perdu dans la nuit des temps. Albert Einstein proposa en son temps une alternative élégante au Big Bang classique, suggérant que l’Univers n'était pas né d'une explosion unique mais d'une expansion constante, continue et éternelle. C’est cette vision d’un infini en mouvement qui a ma préférence.
Il y a environ treize milliards d'années, la gravité est entrée en scène, signant le début de la structuration du cosmos. Sous son influence, les particules de ce nuage primitif commencèrent à s’attirer, à former des amas de matière de plus en plus denses, jusqu'à s'effondrer sur eux-mêmes pour créer les premières étoiles. La gravité poursuivit son œuvre titanesque, rassemblant ces soleils par milliards pour sculpter les galaxies.
Au sein de notre propre galaxie, la naissance du Soleil piégea un gigantesque disque de gaz et de poussières. Agissant comme un aimant cosmique, la gravité amalgama ces débris résiduels pour donner naissance à la Terre.
Peu après sa création, notre jeune planète entra en collision violente avec un autre corps céleste. Des débris de cet impact en orbite, la gravité modela notre satellite, la Lune. Le choc avait été si brutal qu'il avait incliné l'axe de rotation de la Terre, la condamnant à une danse chaotique. Mais au fil des millénaires, la force d'attraction gravitationnelle de la Lune stabilisa cette rotation à mesure qu'elle s'éloignait d'elle. Le rythme des jours ralentit, se prolongea, permettant à la lumière solaire de pénétrer durablement les océans primitifs et de réunir les conditions indispensables à l'émergence de la vie.
À partir du vide apparent, la gravité a ainsi façonné un univers de possibilités. C'est elle qui maintient la Terre en orbite autour du Soleil, et le Soleil autour du centre galactique. Elle est le ciment du cosmos, reliant la plus lointaine des supernovas au plus infime des organismes terrestres. Elle retient notre atmosphère, retient les océans dans leurs lits, et structure l’infiniment grand comme l’infiniment petit.
Cependant, pour que la Terre devienne ce havre de vie, cette force a dû générer du chaos, dérive des continents, séismes, éruptions volcaniques massives et extinctions en chaîne. Ces crises ont agi comme de formidables accélérateurs d'évolution. Pour preuve, la mémoire génétique nous enseigne aujourd'hui que les oiseaux qui peuplent notre ciel sont les descendants directs des dinosaures ayant survécu au cataclysme de Crétacé.
La gravité est si nécessaire que sans elle, le monde s'évanouirait dans le néant. Elle nous gouverne à chaque seconde, que nous en soyons conscients ou non. Votre fourchette, la nourriture que vous portez à votre bouche, vos élans amoureux et la voiture que vous conduisez n'existeraient pas sans cette mystérieuse force d'attraction qui assemble, par une alchimie prodigieuse, les éléments les plus subtils de notre Univers.
CHAPITRE 4
La mémoire de l'Univers
En biologie et en psychologie alternative, la mémoire cellulaire désigne la capacité de nos tissus à enregistrer l'intégralité de nos expériences de vie et de nos ressentis émotionnels. Les thérapies holistiques, fondées sur l'écoute profonde du corps, partent du principe qu'une guérison véritable doit harmoniser trois instances : l'intellect, le corps et le cœur.
Nos cellules ne sont pas des pages blanches, elles sont porteuses de mémoires personnelles, familiales et ancestrales. Elles stockent nos traumatismes, nos élans, nos phobies, mais aussi les caractéristiques précises de l'organisme dont elles proviennent.
La vie humaine est le fruit de tous les processus cosmiques qui ont précédé sa naissance. En ce sens, elle est la mémoire incarnée de l’Univers depuis les origines. Notre corps est le sanctuaire où cohabitent les mémoires génétiques, accidentelles et émotionnelles qui dictent nos comportements.
Regardons notre planète. La Terre est composée d'une croûte, d'un manteau et d'un noyau. La géologie, qui étudie la part minérale de la nature, décrypte l'histoire des paysages et des roches. En analysant les strates du manteau terrestre accumulées au cours des ères, les scientifiques ont pu dater la formation du globe. La plus ancienne roche terrestre connue provient du gneiss d'Acasta, dans le Bouclier canadien. Grâce à la datation des cristaux de zircon qu'elle contient, son âge a été estimé à environ quatre milliards d'années. De son côté, la paléontologie étudie les fossiles pour dater les organismes vivants disparus.
Toutes ces sciences nous montrent que la matière se souvient. Tout ce que nous observons est issu de l'Univers et conserve l'empreinte de ses origines. Cette mémoire universelle nous traverse et nous influence au quotidien, affectant notre santé physique autant que notre équilibre psychologique.
Mon but ici n'est pas de dresser une démonstration scientifique rigoureuse de la mémoire universelle. Pour les lecteurs désireux d'approfondir les concepts de "champs morphiques", je ne saurais trop recommander l'ouvrage fondamental du biologiste Rupert Sheldrake, La Mémoire de l'Univers, publié aux Éditions Guy Trédaniel.
CHAPITRE 5
Les Mémoires et nous
Mes cinquante années de pratique thérapeutique, et plus particulièrement l'usage des techniques de régression issues d'approches orientales et occidentales, m'ont convaincu de la nécessité de soigner ces mémoires cellulaires. Guérir l'être implique d'explorer plusieurs couches de notre être, la mémoire du corps physique, l'histoire personnelle depuis la conception, l'héritage transgénérationnel légué par nos ancêtres, et enfin, la mémoire des vies antérieures.
Lors de séances de lying aux côtés de Denise Desjardins, une approche psycho-spirituelle majeure inspirée par le maître indien Svami Prajnanpad, j'ai fait l'expérience directe de la résurgence de souvenirs profondément refoulés. J'ai revisité ma naissance, mon enfance, mais j'ai aussi régressé dans des incarnations passées.
Au cours de ces régressions, allongé sur le dos, la tête légèrement inclinée en arrière, les paupières closes, j'ai vu et ressenti avec une netteté absolue les phases marquantes d'une existence antérieure. Je me suis vu naître sous la Rome antique, ma mère morte en couches et mon père, un général d’armée romain rendu fou de douleur par ce deuil, refusa de poser les yeux sur moi. Il me confia à une nourrice, puis à un précepteur.
J'ai reçu l'éducation la plus raffinée de l'époque. À l'issue de ma formation militaire, porté par le prestige de mon nom, j'ai été nommé Legatus, commandant d'une légion entière. Les images des champs de bataille me sont apparues, j'étais un homme cruel, je violais, je torturais, je commettais les pires exactions. Des années plus tard, à l'heure de la retraite, je me suis vu vieillissant, installé avec ma jeune épouse, une femme brune et élancée, dans une luxueuse villa sur les hauteurs d'une colline. C'est là que le remords m'a saisi, une culpabilité écrasante face aux crimes commis.
Cette vision, toujours ancrée en moi, du rejet de mon père et de mes exactions, m’a permis de déraciner les causes profondes d'une émotion de culpabilité dont je n’avais jamais réussi à me défaire, malgré des années de thérapie occidentale.
Ces voyages intimes, partagés avec des centaines de patients, m'ont prouvé qu'il existe un fil invisible reliant toutes les mémoires, celle de l'inconscient individuel, celle de la lignée, et celle, plus vaste, d'un Univers qui n'a cessé de recréer la vie, envers et contre tout, par-delà les cinq extinctions de masse qu'a subies notre planète.
CHAPITRE 6
La Mémothérapie
L’Institut de Mémothérapie et Méthodes Associées (IMMA) a été fondé pour accompagner ceux qui choisissent de s’engager sur le chemin de la connaissance de soi. Notre démarche est d'aider chacun à oser être, à agir, et à se libérer consciemment du poids émotionnel du passé pour s'ouvrir à la joie et à la compassion.
Pourquoi avoir créé le terme de Mémothérapie ?
Ce concept est le fruit d'une synthèse personnelle entre plusieurs courants thérapeutiques d'Orient et d'Occident. Il postule que nos neurones et nos cellules gardent l'empreinte des traumatismes de nos ancêtres, ainsi que nos propres blessures de la vie utérine à aujourd'hui. L’objectif de la mémothérapie est de faire en sorte que le passé devienne neutre afin qu'il cesse de dicter nos réactions et nos actions dans le présent.
Le manque originel : Enjeu de la condition humaine
Tous les êtres humains partagent une blessure commune : le manque structurel né de la séparation d'avec la mère lors de la naissance. Notre façon de compenser ce vide originel dépend de l'environnement dans lequel nous grandissons et des héritages subtils qui scellent notre arrivée au monde. Pour combler ce manque nous développons des mécanismes de défense complexes. Ces conditionnements émotionnels finissent par nous aliéner. L'orgueil humain peut en souffrir, mais le libre arbitre est bien souvent l'une des plus grandes illusions de notre existence : nos choix sont téléguidés par cet esclavage inconscient que les traditions spirituelles nomment l’ego, le mental, ou l'ignorance.
La mémothérapie synthétise cinquante années de recherches sur la mémoire corporelle connectée aux structures plus vastes de l'inconscient personnel et collectif. Si, malgré une longue psychothérapie, vous éprouvez encore des difficultés relationnelles majeures, c'est que la force d'inertie de vos mémoires cellulaires est toujours active. Les émotions non résolues continuent de s'exprimer à travers des somatisations ou un mal de vivre persistant. Il est alors nécessaire de descendre au niveau du ressenti physique et émotionnel pour intégrer ces charges et s'en désidentifier.
Ce travail se fait dans le respect absolu de votre rythme et en totale conscience. L'évolution naturelle de l'être humain consiste à passer du règne des émotions subies à celui des sentiments choisis. C'est un chemin de libération exigeant, qui réclame de l'énergie, de la persévérance et une motivation sans faille.
L'Éveil à la liberté
Depuis deux ou trois millénaires, un mystérieux élan d'évolution pousse des chercheurs de toutes traditions à s'éveiller. À travers les âges, ces pionniers de l'esprit ont cherché, par l'introspection, à briser les chaînes de l'esclavage émotionnel.
La véritable liberté réside dans la capacité de penser, de choisir et d'agir sans que nos décisions soient altérées par le manque, la frustration, la peur, la cupidité ou la violence. Ces émotions de basses fréquences, lorsqu'elles échappent à notre maîtrise à l'échelle collective, menacent aujourd'hui l'humanité d'autodestruction, notamment à travers le péril atomique.
La mémothérapie trace un chemin vers la dissolution de ces entraves. En pacifiant nos mémoires, nous pouvons espérer un avenir où nos actes ne seront plus dictés par des pulsions inconscientes, mais par une plus grande liberté.
CHAPITRE 7
Les fondements de la démarche psychothérapeutique :
Les motivations requises
Pour qu'une démarche psychothérapeutique porte ses fruits, plusieurs conditions préalables sont indispensables. La première est de réaliser que la source de vos difficultés se trouve en vous-même, et non chez les autres. Cela exige de se reconnaître responsable de sa vie, même si l’on n’en comprend ni le comment ni le pourquoi.
Attention : nous disons responsables, et non coupables. Il ne s’agit pas de se lamenter en disant : « C’est de ma faute si mon conjoint me délaisse », mais d’analyser lucidement : « Il existe en moi un mécanisme inconscient qui m’attire systématiquement vers des partenaires distants. » Si la source du problème est en vous, la clé de la solution vous appartient également.
La seconde condition est le désir sincère de se prendre en charge. Cette posture est à l'opposé de celle qui consiste à attendre d'un tiers ou d'une béquille chimique qu'ils suppriment l'angoisse. Si le médicament a le mérite d'atténuer les effets d'une crise, il n'en guérit jamais la cause ; le conflit intérieur resurgira inévitablement sous une autre forme, ailleurs dans le corps ou dans notre quotidien relationnel.
En psychothérapie émotionnelle, nous considérons le symptôme non comme une anomalie gênante qu’il faut faire taire à tout prix, mais comme un message précieux qu’il convient d’écouter. Permettre à la souffrance de s’exprimer libère l’énergie bloquée et redonne au corps et à l’esprit leurs facultés naturelles d’adaptation et d’évolution. Les béquilles chimiques conservent bien sûr leur utilité dans le cadre des pathologies lourdes, mais comme un soutien temporaire, et non comme une réponse définitive.
Les origines de nos blocages
Certains d’entre vous connaissent l'origine de leurs troubles. Ils analysent leur parcours avec clarté : « J’ai eu une naissance difficile par forceps, mon enfance et mon adolescence ont été malheureuses. Je sais que je suis influencé, programmé par ce passé difficile, et c'est pour cela que je me sens mal dans ma peau. » Pour d’autres, le fil est plus ténu, la cause moins évidente. Vous réagissez au quart de tour à la moindre remarque, vous souffrez de migraines intraitables que les examens médicaux n'expliquent pas ; vous souffrez, mais sans faire le lien avec des traumatismes antérieurs.
Pourtant, que vous en ayez conscience ou non, votre état d’être actuel est le produit combiné de vos facteurs héréditaires et de votre histoire personnelle. Dès le premier instant de notre venue au monde, nous enregistrons une expérience initiale plus ou moins traumatique, la pression phénoménale des muscles utérins, la violence de l'expulsion, les premières manipulations par des mains étrangères, la section du cordon ombilical et cette rupture originelle qu'est la séparation d'avec la mère.
À mesure que nous grandissons, nos outils d’appréhension du monde se diversifient. A l’âge de la parole, vers deux ou trois ans, nos modes de mémorisation sont proportionnels au développement de notre organisme. L'enfant enregistre alors ses expériences dans une mémoire purement sensorielle et émotionnelle. Passé ce cap, l'acquisition du langage offre un outil supplémentaire pour communiquer, nommer, apprendre et se souvenir. Parallèlement, une autre forme de mémoire s'éveille, que l'on peut qualifier d'intellectuelle ou de symbolique.
Ces différentes strates mémorielles n'évoluent pas de manière isolée ; elles interagissent en permanence et jouent un rôle déterminant dans la structure de notre personnalité et notre vision du monde. C'est précisément entre ces différents modes de connaissance que surgissent des conflits intérieurs de plus en plus complexes. Un décalage s'opère, une opposition violente entre ce que l'on nous dit, ce que nous voyons, et ce que nous sentons profondément. « Papa exige que je le respecte, mais il injurie maman. J’ai un besoin vital d’amour, mais mes parents restent distants. J’ai peur, et mon père se moque de mon effroi. »
Pour survivre à cette dissonance, un processus s'installe progressivement à notre insu, le refoulement. Nous réprimons nos envies, nos besoins de base, nos peurs, nos colères, notre haine, tout autant que notre joie ou notre peine. Dès lors, le mental cherche inconsciemment à inventer des justifications logiques à ce qui fait mal : « Si mes parents s'éloignent de moi, c’est que je dois être coupable d’une faute grave. Si j’ai peur, c’est que je suis un lâche. » Parfois, l'enfant multiplie les « bêtises » pour donner une raison concrète au rejet parental. Un enfant ne peut supporter de regarder en face une réalité douloureuse qu'il est impuissant à changer. Pour préserver un semblant d'équilibre, il se donne l’illusion de contrôler les événements en les intellectualisant, quitte à se couper radicalement de ses ressentis.
C'est le point de départ d'une profonde dévalorisation de soi. Pour expliquer le manque d'amour, la douleur ou la peur, nous retournons la faute contre nous-mêmes. En perdant le contact avec notre être véritable, nous altérons également notre relation aux autres, car nous ne les voyons plus tels qu'ils sont, mais à travers le prisme de nos refoulements, de nos jugements et de nos conflits affectifs non résolus. Nous cessons de vivre dans le présent ; nous fonctionnons par référence inconsciente à des situations obsolètes. Un sentiment d'isolement et d'incompréhension s'installe.
Réapprendre à se connaître et à s'aimer permet de se découvrir enfin tel que l'on est, et non tel que nos parents ou notre environnement exigeaient que nous soyons. Par voie de conséquence, nous devenons capables de percevoir les autres dans leur vérité, et non plus à travers le filtre de nos exigences névrotiques.
Il ne s'agit pas de fantasmer le retour à un être idéalement « naturel » qui aurait miraculeusement échappé aux contraintes de son histoire, car ce serait poursuivre une nouvelle illusion. Le véritable but est de renouer avec nos racines, d'intégrer positivement notre trajectoire avec ses vides, ses singularités et ses richesses. Nous avons tous reçu de notre lignée un héritage culturel, affectif et physiologique ; le renier ou le mépriser ne se ferait qu'à nos propres dépens. Accepter cet héritage, le transformer et le faire fructifier, tel est le voyage qu'un adulte peut entreprendre au cœur d'une psychothérapie.
CHAPITRE 8
Les réponses de la psychothérapie émotionnelle
L'avènement de la psychothérapie en tant que méthode de soin structurée remonte aux travaux de Sigmund Freud. Certes, elle existait bien avant lui sous des formes innommées, sans que l'on cherche à théoriser ses mécanismes. Depuis Freud, le paysage de la psychologie se divise grossièrement en deux grands courants. Le premier, directement issu de la psychanalyse classique, repose exclusivement sur l'échange verbal entre le patient et le praticien. Le second regroupe les techniques de la psychologie humaniste et psycho-corporelle, qui redonnent une place centrale au corps et au ressenti émotionnel (Gestalt-thérapie, bioénergie, thérapie primale, Rolfing, végétothérapie, massages thérapeutiques, etc.).
La psychothérapie émotionnelle s'inscrit pleinement dans ce second mouvement. Très proche de la thérapie primale à ses origines, elle a évolué vers une synthèse originale qui intègre les concepts théoriques de la psychanalyse tout en les appliquant au sein d'une méthodologie différente.
Si nous partageons avec la psychanalyse des notions fondamentales telles que le transfert, l'inconscient, la projection ou le refoulement, la psychothérapie émotionnelle s'en distingue radicalement dans sa pratique opérationnelle. Ses spécificités s'articulent autour de quatre grands axes :
1. Le choix de l’émotion comme voie privilégiée
L’outil souverain de la psychanalyse reste le langage. L'exploration de la psyché s’y opère par le jeu des mots, les associations libres et l’interprétation des rêves. L’émotion n’en est pas exclue, mais l'analyste cherche avant tout à la conceptualiser plutôt qu’à lui permettre de se déployer. La configuration même des cabinets d’analystes n’est d’ailleurs pas pensée pour que le patient puisse crier ou pleurer librement.
L’outil souverain de la psychanalyse reste le langage. L'exploration de la psyché s’y opère par le jeu des mots, les associations libres et l’interprétation des rêves. L’émotion n’en est pas exclue, mais l'analyste cherche avant tout à la conceptualiser plutôt qu’à lui permettre de se déployer. La configuration même des cabinets d’analystes n’est d’ailleurs pas pensée pour que le patient puisse crier ou pleurer librement.
À l'inverse, notre démarche place l’émotion au centre du processus, pour plusieurs raisons fondamentales.
La première répond au besoin de restaurer notre maturité affective. Sous l’effet de l’éducation et des codes sociaux, beaucoup d’entre nous ont développé un intellect hypertrophié au détriment de leur vie sensible. Très tôt, on nous enseigne à nous conformer à des principes moraux, à des idées « raisonnables », à des injonctions intérieures (les fameux « il faut »), plutôt qu'à écouter nos besoins réels. On nous impose des limites extérieures avant que nous ayons pu faire l'expérience brute du monde. Pourtant, un enfant qui traverse une saine colère et constate que le monde ne s'écroule pas en retire une immense sécurité intérieure. S’il est contraint de refouler sa violence sous le coup de menaces voilées (« Quelle honte ! Une si vilaine petite fille ! Si tu cries, je ne t’aime plus »), il développera à l’âge adulte une terreur panique de ses propres débordements émotionnels. Devenu méfiant à l'égard de ses ressentis, il passera sa vie à s'en défendre et à les rationaliser.
D’où l’urgence de réhabiliter l’outil émotionnel face à l’hégémonie du mental. Penser et sentir sont des expériences de natures différentes, qui ne sauraient se substituer l'une à l'autre. Nous pouvons appréhender le réel sous trois modes distincts : mental, sensoriel et émotionnel. Lorsqu'une parfaite concordance unit ces trois modes de connaissance, l'individu accède à une harmonie intérieure génératrice de bien-être. Dès qu'une discordance sépare nos sentiments profonds de nos constructions intellectuelles, la souffrance s'installe. La psychothérapie émotionnelle nous réapprend à faire confiance à nos ressentis, à libérer nos émotions et à les utiliser comme un levier d'évolution.
La deuxième raison réside dans la volonté de toucher la source des véritables transformations. L’expérience prouve que ce qui nous traverse sur le plan émotionnel nous transforme de manière bien plus durable que le simple savoir intellectuel. Pour les personnes excessivement cérébrales, une analyse classique comporte le risque de renforcer leurs résistances : après des années passées sur un divan, elles s'avèrent capables de théoriser leurs névroses en long et en large, sans que leur existence concrète n'ait bougé d'un iota. Le pont entre la compréhension logique et la charge émotionnelle n’a pas été franchi. Notre hypothèse de travail postule que revivre pleinement une situation est indispensable pour se délivrer de ses effets.
Un exemple simple permet d'illustrer ce mécanisme : Imaginez un individu confronté au chaos d'un bombardement en temps de guerre. Sur le moment, pour survivre, son système émotionnel s'anesthésie. Il reste figé ou, au contraire, s'active froidement pour trouver un abri. Il a besoin de tout son sang-froid ; s'autoriser à ressentir la terreur risquerait de le paralyser. Inconsciemment, il se coupe de sa peur. Les années passent, la guerre prend fin, et c’est alors que surgissent les cauchemars et les angoisses irrationnelles. Intellectuellement, cet homme comprend le lien avec le traumatisme passé. Pourtant, tant que cette peur originelle « court-circuitée » n’aura pas été authentiquement revécue et libérée, elle utilisera le moindre prétexte du quotidien pour se manifester.
Ce qui nous amène à la troisième raison de notre choix : l’émotion constitue la voie d’accès la plus directe vers l’inconscient, cette instance qui gouverne nos choix à notre insu et nous accule à des situations que nous affirmons ne pas avoir voulues.
Supposons que lors d'une séance de groupe, vous éprouviez une vive irritation envers une participante. Au lieu de vous laisser décortiquer les défauts de cette femme - ce qui ne servirait qu'à légitimer votre colère - nous vous encourageons à plonger directement dans l'émotion brute, dans toute sa subjectivité. En tirant ce fil, vous découvrirez rapidement que la charge de votre colère vous appartient. Vous quittez alors le registre de l'accusation stérile .
« Tu m’énerves avec ton ironie » pour vous adresser à la figure réelle cachée derrière la projection : « Maman, cela me fait mal quand tu te moques de moi ». À cet instant, la révolte laisse souvent la place à la tristesse en rencontrant l'impuissance de l'enfant d'autrefois. Se fâcher contre sa mère, c'était prendre le risque de perdre son amour. Il était alors plus sûr de se taire.
Imaginons la fille d’un marin, dont la naissance n'était pas désirée et qui a passé sa vie à se battre pour acquérir sa légitimité. Prononcer en séance la phrase « J’avance contre vents et marées » libérera chez elle une puissance évocatrice bien supérieure à un tiède « Je ne me sens pas désirée ». De même, accepter de mimer corporellement une bête en cage qui se débat contre ses barreaux offre un contact infiniment plus viscéral avec soi-même que d'énoncer poliment « Je me sens limité ». L'important est de découvrir le chemin métaphorique qui ouvre les vannes du refoulé.
Cette écoute sacrée de l’émotion nous pousse à nous méfier des pièges de l’intellect, cette instance experte dans l'art de nous mentir à nous-mêmes. Il est infiniment plus difficile de tricher avec le corps, même si une émotion apparente peut parfois en masquer une autre plus secrète (une colère protégeant une immense détresse, par exemple). Il ne s’agit pas pour autant de renoncer à son esprit critique ou de perdre la tête. La vigilance reste de mise ; le patient accompagne consciemment ce qui s’exprime, sans lui faire barrage. En épousant la trajectoire de l'émotion, il devient possible de remonter le courant jusqu'aux blessures originelles.
Enfin, la quatrième hypothèse de travail repose sur le fait que l’émotion est le trait d’union parfait entre le corps et l’esprit. Agir à ce niveau induit une double répercussion biologique et psychologique, un phénomène qui fait aujourd'hui l'objet de recherches poussées, notamment dans le domaine des neurosciences et de la psychosomatique aux États-Unis.
Prenons un exemple trivial : votre supérieur hiérarchique vous convoque dans son bureau. Cette annonce déclenche immédiatement un flot de pensées : « Que me veut-il ? Va-t-il m'accorder mon augmentation ? » Si, par ailleurs, vous avez grandi sous la coupe d'un père tyrannique et en avez gardé une terreur inconsciente face aux figures d’autorité, cette convocation va réveiller une peur disproportionnée par rapport à la réalité de l'événement. Votre cœur va s'emballer, vous allez pâlir, vos mains vont se mettre à trembler, tandis que votre mental échafaudera mille scénarios catastrophes pour légitimer votre panique. Répété dix à vingt fois par jour, un tel stress finit par user prématurément l’organisme et générer des dysfonctions chroniques.
À l’inverse, si le travail thérapeutique vous permet d’évacuer cette charge émotionnelle obsolète en l’exprimant, une régulation physiologique s’ensuit naturellement : amélioration de la sphère digestive, rétablissement d'une saine circulation, régulation du poids, dans les limites des capacités de régénération de votre corps. Libéré de cette charge, votre esprit cessera d'épuiser son énergie à justifier des terreurs fantômes.
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2. Les mises en situation
Par « mises en situation », nous entendons l’éventail de dispositifs scéniques et corporels propres au cadre thérapeutique : s'autoriser un contact physique soutenant avec le thérapeute ou les membres du groupe, ou donner corps à son agressivité en frappant un matelas pour en libérer la charge, par exemple.
La dynamique de la psychanalyse classique repose essentiellement sur le principe de la frustration. L’analyste, par son silence et sa distance, renvoie constamment le patient au manque, au vide et à la séparation. En psychothérapie émotionnelle, nous considérons que frustrer un individu qui meurt de soif n'est pas la manière la plus ajustée de l'accompagner. Il est plus judicieux de lui tendre d'abord un verre d'eau afin qu'il retrouve la force de puiser à sa propre source. Certains êtres ont été tellement carencés durant leur enfance qu’ils ont perdu jusqu’à la conscience de leurs besoins profonds. Pour ceux-là, une longue période de chaleur, de sécurité et de contact humain est requise avant qu'ils puissent seulement oser effleurer leur souffrance et restaurer des relations saines avec l'extérieur.
Pouvoir communiquer à un niveau archaïque et primaire - par le toucher, le son, le mouvement spontané - et s’explorer à travers le prisme sensoriel (expérimenter l'oppression, la nausée, la détente) permet de voyager vers les stades les plus précoces de l'enfance, bien antérieurs à l’acquisition du langage. C’est en acceptant de laisser s'exprimer des manifestations physiques qui échappent à la logique de l’intellect que l'adulte renoue avec sa vérité profonde.
À ce titre, nous accordons une place moins hégémonique que la psychanalyse à la seule pulsion sexuelle dans le développement de l'individu. À nos yeux, la sexualité s'articule au même titre que d'autres besoins vitaux tout aussi fondamentaux : le besoin de subsistance, de contact sécurisant, de portage et de chaleur humaine.
Illustrons cela par le cas d’une patiente saisie d’une intense envie de vomir au cours d'une séance. Nous l’invitons à habiter pleinement cette sensation physique et à laisser monter les images associées. Un dégoût profond se peint sur ses traits ; ses mains esquissent un mouvement de rejet tandis qu'elle détourne la tête. Pour intensifier le vécu corporel, le thérapeute place un coussin face à elle. Encouragée à aller au bout de son geste, elle se débat, se congestionne, émet des sons étouffés qui se muent peu à peu en cris de rage, puis en un « non » magistral. Dans l'instant ou lors des séances suivantes, le lien se clarifie : cette nausée réveillait les scènes d'enfance où sa mère la gavait de nourriture à heures fixes, au mépris total de son rythme biologique. La petite fille en elle a enfin pu hurler le refus qu'elle avait dû sceller en elle. Désormais, dans sa vie de femme, cette nausée ne sera plus un symptôme subi, mais un précieux signal d’alarme corporel qui s'activera chaque fois qu’elle s’apprêtera à accepter une situation contraire à son intégrité.
En psychothérapie émotionnelle, nous vous invitons à accueillir tout ce qui émerge, même si le sens vous en échappe de prime abord. Vouloir plaquer immédiatement des mots sur une expérience brute revient souvent à la brider, voire à lui barrer la route. C’est le patient qui, par
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son voyage sensoriel, chemine vers sa propre clarté ; lorsque vous éprouvez dans votre chair à quel point une relation vous asphyxie, vous n’avez aucun besoin des interprétations du thérapeute. Consentir à ressentir le manque d'autrefois, c’est aussi libérer un besoin vital mis en veilleuse depuis des décennies, pour se donner enfin le droit de le vivre.
Prenons le cas d'un homme qui entretient des relations systématiquement distantes ou méfiantes avec ses pairs. Il est indéniable qu'il rejouera ce scénario avec les participants masculins du groupe ainsi qu'avec le thérapeute, si ce dernier est un homme. Sa façon d'habiter la mise en situation dépendra de ses blessures : refus du contact ou agressivité défensive s'il réagit à la mémoire d'un père violent et omnipotent ; impuissance à créer du lien et détresse affective si son père fut caractérisé par son absence. Dans les deux cas, traverser l'expérience lui permettra de toucher du doigt la nature exacte de sa carence d'enfant. Une fois exprimée la tristesse liée à ce vide, une disponibilité nouvelle s'ouvre pour le présent. Cet homme devient alors capable d'expérimenter des modes relationnels inédits au sein du groupe, fondés sur la confiance, le contact physique et la fluidité des échanges affectifs.
3. La relation patient-thérapeute
Dans le cadre de notre pratique, la posture du thérapeute diverge radicalement de la neutralité bienveillante de l'analyste. Nous n'opposons pas au patient un écran blanc impersonnel, mais une présence vivante qui dépasse de loin la simple écoute passive. Si nous faisons office de miroir à certains moments clés, notre fonction ne s'arrête pas là. Nous incarnons des figures parentales de substitution, accueillant les projections transférentielles, les provoquant parfois à dessein pour mettre en scène le conflit central du patient.
Ce dispositif offre à chacun l'opportunité de conscientiser les stratégies qu'il a élaborées pour capter l’amour de son entourage : se draper dans la faiblesse pour susciter la protection, endosser le rôle du clown pour plaire, ou masquer sa féminité pour désamorcer la rivalité. C'est l'occasion unique de mesurer le coût existentiel de ces masques et de réaliser le degré de dépendance dans lequel ils nous maintiennent.
Le thérapeute est un guide qui, au travers de son propre parcours de guérison, a appris à accorder une confiance absolue à ses ressentis. Nous avons acquis une liberté intérieure vis-à-vis de nos propres vagues émotionnelles, ce qui signifie que nous sommes en mesure de les accueillir et de les traverser sans nous y identifier. Présents à la situation avec l'intégralité de notre être, nous veillons à ne jamais trahir notre boussole interne. Sans chercher à tout intellectualiser ni à tout dévoiler, nous pouvons choisir d'exprimer ouvertement ce que nous éprouvons face au patient.
Si, par exemple, l'attitude d'un patient suscite en nous un mouvement inconscient de recul ou de rejet, nous pouvons faire le choix de le lui verbaliser. C’est une vérité parfois inconfortable à entendre, mais elle possède le pouvoir de reconnecter instantanément le patient à un schéma relationnel très ancien. La relation y gagne en authenticité et en vérité nue. Un rapport complexe mais authentique, où les zones d'ombre sont nommées, possède une valeur thérapeutique infiniment supérieure à une relation feinte ou à l'absence de lien.
Enfin, notre rôle est de garantir le respect absolu du cadre et des règles du jeu thérapeutique. Ces limites, acceptées par les deux parties, constituent un espace de protection, un point de repère indispensable et le moyen de se confronter aux véritables résistances. Dans le monde extérieur, il est aisé d'accuser les autres de notre malheur et de fuir la source de nos maux. Cette fuite devient impossible au sein d'un cadre conçu précisément pour nous renvoyer à
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notre propre souveraineté.
Disons un mot du groupe, qui constitue l’un des leviers majeurs de la thérapie émotionnelle. Si nous privilégions ce format dès que possible, c’est qu’il s’avère, dans bien des cas, plus puissant et plus rapide que le seul travail individuel.
Le groupe multiplie de manière exponentielle les opportunités de transfert, de projection et de rencontre, au sein d’un espace sécurisé où chacun est invité à travailler d'abord pour soi. Chaque participant s'enrichit des percées des autres, de manière consciente ou souterraine, et se transforme à leur contact. De plus, le groupe fonctionne comme un miroir symbolique de la cellule familiale originelle et, par extension, du corps social. Parce qu’il offre un espace où les risques de s'exprimer sont moindres que dans la vie ordinaire, on peut s'y montrer sans fard. Sa structure souple permet à chacun d’y déployer ses automatismes relationnels : certains y revivent leur sentiment chronique d’exclusion ou d'étrangeté ; d’autres, dissimulés derrière une apparente aisance, y rencontrent la terreur d'être véritablement vus. C’est à travers l'évolution de ces dynamiques que s'opèrent les prises de conscience et les mutations durables.
4. La place du langage en psychothérapie émotionnelle
Certains d’entre vous s’inquiètent parfois en nous posant cette question : « Mais alors, dans votre approche, on ne parle pas ? »
Bien au contraire. Cependant, nous veillons à ne jamais dissocier le sens sémantique des mots de leur vibration affective, c'est-à-dire de leur charge émotionnelle. Vous n’êtes pas un ordinateur. Si vous nous récitez l’inventaire de vos traumatismes d’un ton monocorde et détaché, vous manifestez simplement une stratégie de défense visant à couper le contact avec vous-même. Dans ce cas, il nous arrive de vous interrompre pour vous inviter à traduire ce message par un son, un geste viscéral ou un cri, afin de libérer la charge émotionnelle bloquée sous les mots. Dès lors, la parole retrouve sa fonction sacrée de vecteur de l'âme.
Notre qualité d'écoute rejoint celle des analystes, mais nous mettons le verbe au service du ressenti. La parole est là pour cartographier l’émotion, la susciter et s’allier à vos manifestations corporelles. Énoncer poliment « je me sens triste » ne suffit pas à dissoudre un deuil refoulé. Il est souvent nécessaire de répéter cette phrase comme un mantra, jusqu'à ce que la digue cède et laisse monter la vague : les sanglots, les larmes et les images enfouies qui vous guideront jusqu'à la source réelle de cette mélancolie.
Nous vous enseignons l'art de vous écouter authentiquement, afin de percevoir si vos paroles s'accordent avec la vérité de votre corps. Si vous affirmez d'un ton sec et les poings serrés « je ne suis pas en colère », il y a manifestement une vérité que vous vous interdisez de vivre. Au sein du groupe, les participants ayant acquis une certaine maturité deviennent sensibles à ces signaux contradictoires et vous renvoient immédiatement ce que vos angles morts vous masquent : « Détends tes mains, car je te sens profondément en colère... »
De manière générale, nous exigeons votre implication affective totale. Notre question rituelle ne sera jamais « Qu’est-ce que tu penses ? », mais toujours « Qu’est-ce que tu sens ? ». Ce primat du ressenti ne vous prive nullement de votre esprit critique ni de votre besoin de donner du sens ; il leur offre simplement un ancrage réel. La place du langage au sein de la psychothérapie émotionnelle mériterait de longs développements théoriques, mais dans le cadre de cette brochure, nous limitons volontairement notre propos à ces jalons essentiels.
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CHAPITRE 9
Les outils de la psychothérapie émotionnelle
Le premier entretien
Toute personne désireuse d’engager une psychothérapie émotionnelle débute son parcours par une consultation individuelle avec l’un de nos praticiens.
Ce premier contact permet de faire connaissance, d'accueillir votre récit de vie, d'évaluer vos motivations profondes et de déterminer l'orientation thérapeutique la plus ajustée à votre structure (suivi individuel ou intégration d'un groupe).
À l'issue de cet échange, nous nouons un engagement moral réciproque reposant sur un travail régulier, au rythme d'une séance hebdomadaire ou plus, si les nécessités du travail le commandent. Pourquoi exiger un tel engagement ? Pour vous ancrer dans le processus et vous empêcher de céder à la fuite dès que se dresseront les premières résistances inconscientes. « Aujourd’hui, j’ai un rhume », « Un tel dans le groupe m’est insupportable », « Le thérapeute me fait peur » ... Ce sont précisément ces moments de crise qui exigent votre présence absolue si vous désirez remonter à la source de vos blocages. Pour soutenir cette rigueur, toute séance manquée sans motif majeur reste due. La psychothérapie émotionnelle n’est pas une méthode miracle ; les mémoires accumulées et sédimentées depuis des décennies ne se dissolvent pas en un jour. Notre expérience démontre qu’un engagement régulier sur une année constitue le seuil minimal pour ancrer des changements structurels durables.
Le Groupe : Modalités et cadre de fonctionnement
Votre arrivée
S’il est convenu que votre travail s’effectue en groupe, vous rejoignez une session en journée ou en soirée, d’une durée de deux à trois heures selon le nombre de participants. Votre intégration ne s’embarrasse d’aucun formalisme : vous êtes libre d’énoncer votre prénom, de formuler les raisons de votre démarche, ou de choisir le silence, l'écoute et l'observation jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à vous impliquer. Votre patronyme est préservé sous le sceau de l'anonymat si tel est votre souhait.
Pour un observateur profane, une séance de psychothérapie émotionnelle peut sembler de prime abord déroutante, voire anarchique. Contrairement à d'autres approches de groupe très structurées, où chaque participant travaille à tour de rôle sous le regard passif des autres, notre méthode encourage les participants à exprimer leurs ressentis en simultané, dès qu'une charge émerge. Cette effervescence peut donner l'illusion d'une réunion chaotique où personne n'écoute personne. En réalité, chacun est là pour soi et utilise chaque interaction, chaque cri ou chaque silence d'un pair comme un diapason capable de faire résonner ses propres cordes sensibles. Naturellement, la structure garantit à quiconque en éprouve le besoin d'obtenir l'attention exclusive du thérapeute et du collectif.
Les règles fondamentales
La liberté d’expression au sein du groupe s'organise autour de règles strictes que nous faisons scrupuleusement respecter :
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L'absence totale de jugement de valeur : Vous êtes encouragé à formuler votre ressenti brut face à un participant (« Tu m’exaspères », « Ton attitude me pèse »), mais il vous est formellement interdit de le figer dans une insulte ou un qualificatif moral (« Tu es un salaud »). Juger l’autre est une stratégie pour éviter de se montrer. Il est plus facile de décréter face à un enfant « tu es méchant » que de s'impliquer en lui disant « ton comportement me dérange » ; la première option l'enferme dans une identité destructrice tout en vous dédouanant de votre propre responsabilité relationnelle.
L'interdiction absolue de l'agression physique : Cette règle fait écho aux lois du corps social. Porter atteinte à l'intégrité physique d'autrui ou à la sienne est passible de sanctions juridiques et ne produit aucune évolution thérapeutique. Frapper ne guérit pas. L'enjeu est de canaliser cette énergie pour remonter à la source de la violence : comprendre pourquoi une telle charge agressive s'est accumulée en soi.
Le choix de l'abstinence sexuelle au sein du cadre : Multiplier les partenaires ou agir ses pulsions au sein du dispositif ne constitue en rien un gage d’épanouissement affectif ou sexuel. Pour obtenir des résultats pérennes, nous vous accompagnons dans la résolution des conflits psychiques qui sous-tendent vos inhibitions ou vos compulsions. Le but ultime est que vous puissiez vivre une vie sexuelle et sentimentale riche à l'extérieur, sans dépendance aucune envers le groupe ou le thérapeute.
Le respect absolu du secret thérapeutique : Chaque membre s'engage à préserver la confidentialité la plus stricte concernant les récits, les identités et les vécus partagés en séance. Ce droit au secret est la condition sine qua non de la sécurité psychologique et de la liberté individuelle de chacun.
Nous considérons toute entorse à ces règles comme un « passage à l’acte », une résistance qui sabote le processus d'apprentissage et de mutation. Selon la gravité du manquement, des sanctions sont appliquées, allant d'une amende symbolique et conviviale (offrir une attention ou une friandise au groupe) jusqu'à l'exclusion temporaire ou définitive.
C’est précisément à l'abri de ces frontières protectrices que vous pouvez, en toute sécurité, faire l’expérience authentique de l’altérité. Vous apprenez à exprimer vos vérités — qu’il s’agisse de colère, de terreur, de haine, de jalousie, de deuil ou de désir —, à apprivoiser le contact physique, tout en vous sachant pleinement protégé pour oser, enfin, être vous-même.
CHAPITRE 10
Le travail sur soi : les modalités pratiques
Le terme de « travail » n'est pas galvaudé : il sous-tend la notion d’un effort rigoureux et nécessaire. On ne déterre pas magiquement une mélancolie séculaire, une rage sourde ou des affects enfouis sous des décennies de refoulement. Le fil d’Ariane et l’instrument souverain de cette approche résident exclusivement dans ce que vous éprouvez ici et maintenant. Nous vous encourageons à saisir chaque occasion, chaque frémissement, pour lui donner corps et voix.
Pour y parvenir, le praticien pourra vous suggérer la répétition mécanique d’un mot ou d’une phrase-clé, véritable sésame de votre histoire intime. À un autre moment, il vous invitera à traduire par un son brut, voire par un cri, un malaise diffus que votre intellect échoue à
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nommer. Notre vigilance se porte sur les moindres signaux de votre physiologie : le rythme de votre respiration, le blocage d'un muscle, la posture de votre corps à un instant T. Nous vous enseignons à décoder ces manifestations pour en faire des alliées.
Au sein du groupe, les interactions croisées, les projections inconscientes et les dynamiques transférentielles sont autant de leviers pour forcer l'expression. Chacun s'y trouve brutalement confronté à la façon dont il s'octroie — ou s'interdit — le droit d'exister aux yeux des autres. Réclamer l’attention, s'exposer au regard d'autrui ou aller à la rencontre de l'altérité constitue une épreuve exigeante ; mais s’oublier soi-même et s'effacer s'avère, à terme, infiniment plus douloureux.
La richesse d’un travail collectif réside précisément dans cette opportunité de nouer des relations dépouillées de tout masque. En voyant ses pairs mettre à nu leurs failles, le patient réalise qu'il n’est plus seul avec sa souffrance et qu’il n’y a aucune infamie à la verbaliser. Le groupe n'est jamais une fin en soi, mais un outil dynamique. Il permet de convoquer symboliquement et concrètement les deux dimensions de votre existence : le passé (à travers la réapparition de la cellule familiale) et le présent (en reflétant vos impasses relationnelles, affectives ou professionnelles quotidiennes). Vous rejouez dans le microcosme de la séance les scénarios que vous appliquez à l’extérieur. Mais ici, vous les traversez en pleine conscience, vous les ressentez et vous les exprimez afin de vous en libérer. C’est par cette intégration viscérale que le changement s'opère.
En début de trajectoire thérapeutique, notre priorité est de vous inciter à libérer les vagues émotionnelles que vous avez dû réprimer au cours de votre enfance et de votre adolescence. Qu'il s'agisse d'une haine farouche envers un père tyrannique, d'une rancœur tenace face à une mère toxique, ou d’un besoin éperdu d’amour resté sans réponse. Entendez bien qu’il ne s’agit nullement de dresser le procès tardif de vos parents ou de votre lignée, mais de vous délester des fardeaux, des inhibitions et des névroses dont leurs erreurs de comportement vous ont lesté. Cette démarche n’est pas dirigée contre eux ; elle est entreprise pour vous.
Le rôle du thérapeute
Dans ce dispositif, le thérapeute intervient comme un guide spirituel et technique, capable de baliser la direction et de faciliter l'accouchement de votre ressenti. Il veille à ce que votre parole ne se mue jamais en une arme d'autodépréciation destructrice pour vous-même, ni en une agression stérile envers un membre du groupe. Notre fonction est également de faire respecter les règles de sécurité qui garantissent l’intégrité de l’espace. Enfin, le praticien agit comme un miroir sans tain : il vous renvoie constamment à votre propre responsabilité et met en lumière les résistances et les blocages dont vous n'avez pas conscience.
Le travail en séance individuelle
Dans son esprit et sa méthodologie, une séance individuelle se déploie selon des lignes rigoureusement identiques. Elle offre le confort d'un tête-à-tête privilégié avec le thérapeute. Pour autant, ce format ne doit pas se prolonger indûment en début de traitement. Le risque serait de s'y installer par confort, d'y chercher une sécurité lénifiante et d'esquiver ainsi le cœur du conflit psychique.
Plus tard, le suivi individuel peut trouver une pertinence nouvelle, offrant l'occasion d'explorer
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de manière intensive un pli spécifique de votre recherche. Enfin, il est tout à fait envisageable et souvent fructueux de conjuguer la régularité du travail en groupe avec la précision de séances individuelles ponctuelles.
Une recommandation cruciale
Au sortir d’une séance de psychothérapie émotionnelle, qu'elle ait été vécue en collectif ou en individuel, veillez à ne pas commettre une erreur classique : vouloir projeter immédiatement dans votre quotidien ce que vous venez de réaliser, de ressentir ou de comprendre.
Le matériel psychologique mis au jour est encore incandescent. Accordez-vous un répit de plusieurs jours, parfois de plusieurs semaines, avant de poser des actes ou de verbaliser des décisions découlant de votre séance. Ce temps d’incubation et d’assimilation est indispensable pour que l'élaboration psychique s'ancre profondément et sainement dans votre réalité.
Les écueils sur le chemin de la guérison
Les résistances qui jalonnent la cure peuvent revêtir les formes les plus diverses. Elles se manifestent souvent par des vagues de transfert négatif sur le thérapeute, auquel vous ferez grief de ne pas combler vos attentes infantiles d'amour fusionnel. Elles surgissent parfois à travers les réticences de votre entourage immédiat, qui tolère mal votre métamorphose et tente de vous ramener à votre ancienne configuration névrotique. Enfin, la résistance sait se faire subtile, prenant les traits d'une indisposition passagère, d'une fatigue subite ou d'un rhume opportun servant de prétexte pour manquer la séance. Vous traverserez inévitablement des caps arides, des zones de grande turbulence nées de la confrontation directe avec des mémoires corporelles et des traumatismes douloureux.
Cependant, s'engager dans ce voyage intérieur ne se résume pas à cette traversée des ombres. C'est avant tout l'expérience lumineuse d’une progression constante vers une existence plus vaste, habitée par la joie, la paix et une authentique liberté.
Pour illustrer la nécessité absolue de la persévérance au cœur de l'effort, méditons cette parabole symbolique :
Deux grenouilles cheminaient de concert à travers les herbes d'un champ. De bonds en bonds, leur insouciance les mena jusque dans la cour d'une exploitation agricole. Un ultime saut malencontreux les fit basculer au fond d'une jarre de lait dont les parois intérieures étaient d'une lissité absolue. Après une heure d'une nage épuisante et stérile pour tenter d'agripper le bord, la première grenouille, à bout de forces, soupira : « C'est inutile, nous ne sortirons jamais d'ici. »
Sa compagne tenta de lui insuffler du courage : « Continue de battre l'eau, ce n'est qu'une question de temps ! Ne renonce pas. » Stimulée par ces paroles, la première reprit son mouvement. Mais une heure plus tard, le découragement l'enveloppa de nouveau : « Je n'y crois plus, l'effort est trop grand, nous sommes perdues. » Cessant tout mouvement, elle se laissa glisser au fond du récipient et s'y noya.
La seconde grenouille, opposant une volonté farouche au désespoir, refusa d'abdiquer. Tout au long de la nuit, elle lutta, battant inlassablement le liquide de ses membres. Au point du jour, à
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force d'avoir été battu, le lait s'était transformé en une motte de beurre solide. Prenant appui sur cette matière ferme, la grenouille prit une grande impulsion et d'un seul bond salvateur, reconquit sa liberté.
CHAPITRE 11
De la thérapie à la quête de soi
Si, en ce qui nous concerne, notre propre quête spirituelle s'est inscrite tout naturellement dans le prolongement de notre travail thérapeutique, il serait erroné de décréter qu'engager une psychothérapie mène infailliblement à la spiritualité. Les motivations initiales des patients, bien qu'elles soient mobiles au cours du processus, convergent toutes vers un même horizon : s'alléger du mal-être pour éprouver le bonheur simple d'exister. Être heureux de vivre, de savourer un repas, de boire à sa soif, de faire l'amour, de vibrer au contact d’une œuvre d'art ou d’une musique ; en somme, mordre à pleines dents dans ce que l'existence déploie.
La psychologie occidentale traditionnelle n’ambitionne rien d'autre. Offrir des réponses aux vertiges existentiels tels que : « Qui suis-je ? Quel est le sens profond de mon passage sur Terre ? » demeure le territoire exclusif des philosophes et des théologiens. Notre civilisation moderne se veut avant tout scientifique, pragmatique et soucieuse de neutralité, respectant scrupuleusement la liberté de conscience de chacun.
Pourtant, l'expérience nous enseigne que la posture d’un thérapeute et sa manière d’accompagner les âmes sont intimement façonnées par sa propre philosophie de l’existence. Aucune construction théorique, pas même la psychanalyse freudienne, ne saurait s'abstraire d'une certaine métaphysique de l'homme. La psychothérapie émotionnelle confirme cette règle.
La réhabilitation du Moi
L'un des postulats cardinaux de notre approche, que l'on retrouve également au cœur des grandes philosophies de l'éveil, est que l'être humain souffre d'une immense et universelle dévalorisation de lui-même. Nous passons notre vie identifiés à des sentences intérieures réductrices : « Je suis insignifiant, coupable de nature, impuissant, inapte, laid, toxique... » Notre pratique clinique valide quotidiennement ce mécanisme : nous finissons invariablement par incarner ce que nous pensons de nous-mêmes. Observez avec lucidité le cours de votre existence : elle n'est que le miroir et le reflet exact de vos croyances internes.
Les coupables de ce sabotage sont bien connus : l'exemple inconscient laissé par notre lignée, les images dégradantes que l'entourage nous a renvoyées et une éducation moralisante castratrice, échafaudée sur la dualité rigide du Bien et du Mal. En contrepoint de ces programmations négatives, nous restons habités par nos aspirations légitimes : un besoin éperdu d'amour, une soif de liberté, un désir d’accomplissement et de joie. Nous voilà donc écartelés, divisés par des guerres intestines permanentes.
Ce conflit intérieur siphonne une quantité phénoménale d'énergie vitale, entraînant un cortège de symptômes chroniques : asthénie invalidante, amnésies passagères, troubles de la concentration, indécision chronique, découragement moral et somatisations diverses dans la
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chair.
Qu'elle s'articule ou non avec une quête spirituelle, la psychothérapie émotionnelle offre les outils pour briser ces conditionnements et effacer ces logiciels obsolètes inscrits dans notre inconscient. Elle nous invite à nous découvrir enfin tels que nous sommes, et non plus tels que nous nous pensions. Elle nous apprend à situer notre centre de gravité en nous-mêmes, et non plus dans le regard de l'autre ou dans les diktats d'une morale extérieure.
Si un homme ou une femme multiplie les aventures sentimentales et sexuelles, par exemple, notre rôle n'est pas de juger si cette conduite est vertueuse ou coupable. Notre seule boussole consiste à explorer si cette trajectoire génère de la joie ou de la détresse, de l'accomplissement ou de la déception. La vérité clinique varie d'un individu à l'autre. Nous enseignons à nos patients à se fier exclusivement à la boussole de leur ressenti profond, plutôt qu'à un stéréotype social du bonheur.
Apprendre à s’aimer inconditionnellement, avec ses singularités, ses penchants uniques, et ses fragilités, constitue le fil conducteur de notre démarche. En rétablissant une connexion intime avec notre être véritable, en intégrant de manière positive les traumatismes de notre histoire personnelle, nous discernons avec une clarté limpide ce qui concourt à notre félicité. Parce que nous cessons de distordre la réalité à travers le prisme de nos névroses, nous devenons aptes à savourer le monde en accord avec notre tempérament.
Emprunter cette voie ne signifie pas s'installer dans une vision lénifiante et nier la part d'ombre — la haine, les pulsions de mort ou les élans de désespoir — qui sommeille en chacun. S’aimer exige au contraire de reconnaître et d'accueillir tout ce qui émerge à la conscience, même ce qui heurte de plein fouet nos principes moraux ou l'image idéale que nous notions de nous-mêmes. Il s'agit de ne rien refuser : ni le spectacle de nos failles, ni l'expérience de nos vertiges. Dès lors, toute l’énergie psychique que nous dépensions à refouler, nier ou combattre ces aspects de notre être se trouve instantanément libérée. Vivre en accord total avec sa vérité interne est la source absolue de la paix et de la joie.
Précisons qu'aimer l'intégralité de sa palette intérieure ne valide pas le passage à l'acte systématique de toutes ses pulsions. Si, sur le plan de l'esprit, tout peut être regardé, tout n'est pas profitable dans la réalité sociale : agresser son semblable comporte des conséquences pénales concrètes. L'invitation est thérapeutique : autorisez-vous enfin à contempler ces désirs secrets que vous vous dissimuliez à vous-même.
Le Moi et l'Autre
Plus vous progressez sur le chemin de l'amour de soi, plus l'architecture de vos relations interpersonnelles se métamorphose. Vous vous affranchissez progressivement de la dépendance envers l'estime, la validation et la reconnaissance d'autrui. Paradoxalement, c'est en cessant d'attendre de l'autre qu'il comble vos gouffres intérieurs que vous devenez authentiquement capable d'aimer. La relation cesse d'être une tentative désespérée de remplir un vide ; elle se mue en un espace d'échange et de partage entre deux souverainetés.
S'aimer implique également de consentir à ses propres limites et, par extension, à celles que l'environnement nous oppose. Prenons une image physique simple : notre résistance corporelle possède ses frontières. Si nous refusons d'écouter les signaux de fatigue de notre organisme ou
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si, en ayant conscience, nous choisissons de passer outre, nous nous exposons à la blessure : déchirure musculaire, hernie ou accident.
Il en va de même sur le plan psychologique et social : les limites imposées par la loi, les structures de la société ou le cadre strict d'un groupe de thérapie émotionnelle sont conçus pour baliser le lien, enseigner le respect de l'altérité et garantir la sécurité de chacun. Même si ces structures sont parfois imparfaites, leur réalité est incontournable, et feindre de l'ignorer engendre des conséquences douloureuses. Notre ambition n'est pas de vous formater pour vous adapter de manière servile au monde, mais de vous responsabiliser. Il vous appartient ensuite de choisir, en parfaite connaissance de cause et d'effet, les arbitrages qui servent au mieux votre épanouissement.
Devenir pleinement responsable de sa vie est une conception exigeante de la liberté. Car s’il est indéniable que nous héritons tous d’un jeu de cartes de départ que nous n'avons pas choisi — le patrimoine génétique, les traumatismes de l'enfance, le contexte social —, nous demeurons les seuls maîtres à bord pour décider de la manière de jouer ces cartes et de donner un sens au chemin. C’est ce vertige qui finit par éveiller la question fondamentale : « À quoi sert ma vie ? »
Qui suis-je ?
Face à cette interrogation, le premier réflexe psychologique consiste à se définir à travers un catalogue d’identifications. Nous entendons par « identification » le mécanisme par lequel l’individu s'assimile à un rôle social, une image esthétique, une fonction professionnelle ou un statut biologique. On entendra ainsi : « Je suis l'épouse du docteur X, je suis le directeur de la firme de logistique, je suis une artiste peintre, je suis le digne fils de mon père », etc.
Le premier segment du processus thérapeutique s’attache à détricoter ces images, à les explorer et à vous faire réaliser que votre être essentiel continue de palpiter alors même que ces rôles s'effondrent. Vous découvrez que vous pouvez éprouver un bonheur profond même en traversant un licenciement, un divorce ou le naufrage de votre projet le plus cher. En d'autres termes, vous cessez de vous aliéner dans vos masques. Vous évitez ainsi le piège névrotique dans lequel tomba le célèbre maître d'hôtel Vatel, qui choisit le suicide pour le simple retard d'une livraison de marée. Vous apprenez à vous estimer pour ce que vous êtes et non pour ce que vous faites, que vous soyez dans l'hyperactivité ou dans l'inaction, dans la réussite sociale éclatante ou dans la marginalité.
Si vous choisissez de pousser plus avant l’investigation intérieure, vous vous heurterez à des identifications plus structurelles, dont il est infiniment plus complexe de se défaire : « J'habite un corps d'homme ou de femme, je dispose de facultés intellectuelles, de talents créatifs ou de fragilités physiques qui procèdent de ma lignée et de mon vécu. » Certes, je peux accorder cet instrument, apprendre à en jouer de la manière la plus harmonieuse possible, mais je ne peux pas en changer la nature. Ce « Moi » intime demeure structurellement vulnérable : l'inexorable flétrissement du vieillissement, l'horizon de la mort et les cataclysmes extérieurs hors de mon contrôle font peser sur mon bonheur une précarité permanente. C'est précisément sur cette frontière que bute la psychologie occidentale.
L'amour du Soi
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Or, les grands maîtres spirituels et les mystiques de toutes les traditions nous enseignent qu'il existe un accès vers une félicité absolue, un état de conscience situé « au-delà du Moi », affranchi des limites de notre identité personnelle : la posture du Témoin. C’est ce que la frange ouverte de la psychologie contemporaine nomme les « états transpersonnels ».
Chacun d’entre nous, au détour d'une existence, a déjà effleuré ces instants de grâce suspendus : une extase fulgurante devant la majesté d’un paysage de haute montagne, la contemplation d'une œuvre d’art sacrée, un élan d'amour inconditionnel, ou cette clarté sereine et détachée qui s'installe parfois juste après un choc émotionnel majeur. Mais ces instants sont fugaces. Les sages nous proposent d'ancrer cet état pour en faire notre demeure permanente. Cet « au-delà du Moi » revêt des appellations changeantes selon les époques et les géographies, tentant toutes de circonscrire la même réalité indicible : Dieu, l’Essence, l’Énergie, la Conscience pure, ou le Soi.
Les disciplines pour y parvenir sont austères et varient selon les écoles et les structures psychologiques des aspirants. La voie que nous préconisons s'est imposée comme le prolongement naturel de notre outil thérapeutique : elle repose sur l'apprentissage méthodique de l'amour du Soi. À nos yeux, le Soi n'est pas un concept éthéré ou extérieur à l'homme ; c'est une présence vivante, une intelligence immanente qui palpite au cœur de nos cellules comme dans chaque atome du cosmos. Déployer sa personnalité et pacifier son « Moi » dans ses limites précieuses devient alors le moyen idoine pour s'ouvrir à cette dimension infinie et goûter à une joie sans rivages.
Au cœur de la tourmente thérapeutique, dès lors que la remise en question est authentiquement profonde, les interrogations fondamentales sur le sens de la douleur, du deuil et de la finitude surgissent inévitablement. S'il ne nous appartient pas de décréter des réponses dogmatiques à votre place, il nous semble en revanche capital d'offrir un espace verbal pour les accueillir.
En conclusion, vous pouvez parfaitement entreprendre une psychothérapie émotionnelle dans le seul but de restaurer votre bien-être quotidien, sans la moindre préoccupation métaphysique. À l'inverse, si vous cheminez déjà au sein d'une religion ou d'une école de sagesse, cette approche peut vous aider à déblayer les résistances psychologiques inconscientes qui encombrent votre route, abrégeant ainsi votre voyage en vous apprenant à transmuer vos erreurs en matériaux d'évolution. Il ne nous est pas imposé de choisir systématiquement les sentiers les plus ardus pour guérir.
CHAPITRE 12
Les disciplines associées
Les méthodes présentées ci-après s'inscrivent dans le prolongement direct de la mémothérapie, dont elles viennent enrichir et nuancer le travail de fond. Proposées par certains de nos mémothérapeutes en résonance étroite avec leur propre cheminement de vie, elles offrent d’autres grilles de lecture pour explorer le corps, pacifier l’esprit ou libérer la créativité. Elles permettent à chaque patient de découvrir la forme d’accompagnement qui entre en vibration avec sa sensibilité propre.
L'hyperventilation
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L’hyperventilation - également répertoriée sous les termes de Rebirth, de respiration consciente ou de Breathwork est une approche thérapeutique qui élève le souffle au rang d'outil de libération psychique et de transmutation intérieure. Cette discipline a vu le jour dans les années 1970 aux États-Unis, sous l'impulsion de Leonard Orr, qui théorisa le fait que la modification du rythme respiratoire pouvait réactiver des mémoires périnatales enfouies et induire une véritable renaissance symbolique.
Le dispositif technique brille par sa simplicité : il consiste à allonger l'inspiration et l'expiration, et à en intensifier volontairement l'amplitude de manière continue et prolongée. Ce souffle circulaire, dépouillé de tout temps de pause, modifie temporairement la chimie sanguine et l'état de conscience. Ce faisant, il fait céder les verrous musculaires et psychiques, permettant de contacter des strates émotionnelles très profondes. L’énergie vitale, libérée de ses barrages, circule à nouveau à travers tout l'organisme et agit comme un puissant vecteur de guérison.
Les vertus de la respiration consciente sont largement validées :
Dissolution des blocages émotionnels enkystés et refoulés.
Réduction drastique des états de stress chroniques et des manifestations psychosomatiques.
Optimisation de l’oxygénation cellulaire et stimulation des facultés de régénération de l’organisme.
Accès à des états modifiés de conscience élargis, particulièrement propices à l’introspection et au jaillissement créatif.
Chaque voyage respiratoire constitue une expérience singulière. Tandis que certains patients y découvrent un état de relaxation absolue, d’autres y revivent des réminiscences de leur enfance ou libèrent des charges émotionnelles anciennes ; d’autres encore en ressortent habités par une vitalité physique renouvelée. L’essentiel réside dans le consentement à se laisser traverser par le flux du souffle, sous la guidance vigilante et sécurisante du thérapeute. Pratiquée avec régularité, l’hyperventilation s’impose comme un magnifique chemin de métamorphose intime, invitant à restituer au corps sa puissance et sa fluidité originelles.
La mantra-thérapie
« J’ai reçu l'initiation à cette science subtile il y a plus d'un demi-siècle en Inde, dans l'ashram de Ganeshpuri, des mains du grand maître de Siddha Yoga, Swami Muktananda. Au sein de notre protocole thérapeutique et métaphysique, nous avons fait le choix d'employer des mantras traduits dans notre langue maternelle. Nous les forgeons sur mesure, selon les nécessités de la cure, pour dissoudre les souffrances spécifiques de chacun par un exercice de répétition intérieure continue. Cette discipline exige d'exclure toute tentative d'analyse ou d'interprétation intellectuelle ; il s'agit de se laisser porter par la vibration pure du mantra afin de bénéficier de son pouvoir curatif sur l'ego et sur les dérives d'un mental qui ne cesse de procrastiner entre les regrets du passé et l'anxiété du futur, nous privant de l'accès au moment présent. »
La mantra-thérapie est une science sacrée ancestrale issue des traditions métaphysiques orientales, et plus spécifiquement de la culture védique de l’Inde. Elle repose sur la réitération
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rythmée de mantras, formules sonores ou syllabes dotées d'une fréquence vibratoire rigoureusement codifiée. Ces structures phonétiques, transmises de maître à disciple depuis des millénaires, dépassent de loin la fonction classique du langage : elles fonctionnent comme des clés énergétiques capables de restructurer notre architecture interne.
Dans le cadre de notre pratique clinique, nous transposons cette science des mantras sous la forme d’une réitération mentale silencieuse, analogue au mécanisme de la prière intime. Pour que ce travail d'élaboration s'opère de manière efficace dans les structures les plus subtiles de notre inconscient, le patient doit impérativement abandonner toute attente de résultat et s'abstenir de toute intellectualisation. La formule doit être répétée de manière mécanique, presque pavlovienne, à la manière d'un perroquet.
Cette méthodologie permet de contourner les défenses vigilantes du Moi pour laisser infuser la puissance symbolique du mantra. Cette ordonnance psychique est maintenue sur des fenêtres de temps variables, allant de quelques semaines à plusieurs mois selon l'évolution de la cure.
À titre d'illustration clinique, nous sommes régulièrement amenés à prescrire des formules adaptées aux carences structurales du sujet :
« J’ai besoin de me faire confiance » (pour les structures souffrant de dévalorisation chronique).
« Moi d’abord » (pour les profils aliénés au sacrifice de soi).
« Ce n'est pas de ma faute » (pour désamorcer les culpabilités infantiles).
Le mémothérapeute ajustera le mantra en fonction du besoin de réparation structurelle ou d’élimination psychique requis par la pathologie du patient. S’il suffisait de comprendre intellectuellement les ressorts de nos névroses pour en guérir, les thérapies purement verbales afficheraient un taux de réussite absolu. C’est précisément ici que réside la richesse de l’Orient, nous offrir des outils opératifs là où l'intellect s'avère structurellement impuissant à briser nos conditionnements.
Le Lying
Le Lying est une discipline psycho-spirituelle rigoureuse, issue des enseignements du sage indien Swami Prajnanpad et introduite en France par Arnaud et Denise Desjardins. Son protocole technique est d’une simplicité absolue, presque radicale : le patient s’allonge sur le dos, s’abandonne à une relaxation profonde, et laisse monter à la surface de sa conscience le flux libre des sensations corporelles, des vagues émotionnelles, des pensées et des souvenirs... Son unique tâche consiste à les vivre avec une intensité totale, en s'interdisant toute tentative de contrôle, de censure ou d'interprétation logique.
Ce « non-faire » déstabilise les stratégies de défense ordinaires du Moi et ouvre la voie à une confrontation brute avec sa vérité intime. Progressivement, les cryptes du refoulement s'ouvrent : les tensions musculaires chroniques, les images traumatiques et les souvenirs enfouis remontent à la lumière du jour. Ils sont alors revécus avec une acuité nouvelle, comme si le passé s'actualisait instantanément dans la chair et le cœur du sujet. Ce processus transcende le simple exercice de mémoire : c’est une catharsis libératrice qui transmue la souffrance névrotique en clarté intellectuelle et en énergie vitale réutilisable.
Dans ce dispositif, la posture du thérapeute requiert une immense qualité de présence. Il
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s'installe dans une écoute holistique, s'abstenant de diriger, d'intervenir ou de plaquer la moindre interprétation, mais escortant avec une bienveillance absolue l’émergence du matériel inconscient. C’est cette « présence active » et sécurisante qui fait office de catalyseur et permet aux verrous inconscients de se dissoudre d'eux-mêmes. Pratiqué avec persévérance, le Lying permet d'embrasser ses zones d'ombre, de pacifier les spectres du passé et d'élargir le champ de la conscience. Il jette un pont entre la clinique thérapeutique et la quête spirituelle.
La pleine conscience (Méthode Vittoz)
Bien avant que la Mindfulness ou pleine conscience ne devienne un phénomène de mode en Occident, le Dr Roger Vittoz (1863-1925), éminent médecin suisse contemporain de Freud, avait déjà formalisé une approche clinique révolutionnaire axée sur la rééducation du contrôle cérébral. Nourri par son propre parcours de santé et enrichi par ses dialogues avec des érudits orientaux, il mit au point des exercices pragmatiques de réceptivité sensorielle et de concentration mentale destinés à restaurer l'équilibre du système nerveux et à apaiser le flux des pensées.
La méthode Vittoz, qui s'intègre de manière organique au sein de la mémothérapie, propose des protocoles simples pour réapprendre à habiter le monde de manière consciente, éprouver la plénitude d'une sensation tactile, écouter un son sans dérive mentale, habiter le rythme de sa respiration ou investir pleinement un geste routinier du quotidien. Par cette rééducation, l’esprit s'ancre dans l’instant et le sujet retrouve la capacité de poser des actions en adéquation avec la réalité factuelle.
Cette discipline exclut toute velléité de fuite hors du monde ; elle exige au contraire de l'accueillir dans sa stricte vérité, avec ses reliefs, ses gratifications et ses aspérités. Elle s'avère d'une efficacité pour juguler l'anxiété chronique, désamorcer les somatisations et restaurer une relation d'amitié avec soi-même. La pleine conscience selon Vittoz dépasse le simple cadre d'une technique de relaxation ; c’est un authentique chemin de transformation, un art de vivre axé sur la conquête de la sérénité et de l'unité intérieure.
Le Psychodrame
Théorisé et mis au point par le psychiatre Jacob Levy Moreno, le psychodrame est une méthode thérapeutique d'inspiration psychanalytique qui utilise la mise en scène théâtrale pour explorer l'architecture de notre monde intérieur. Par le biais du jeu de rôles improvisé, le patient se voit offrir l'opportunité d'extérioriser des conflits biographiques, de donner corps à des émotions verrouillées, ou d'incarner une facette refoulée de sa propre psyché qui réclame sa place à la lumière.
Cette modalité thérapeutique active instaure un espace de liberté inédit. En projetant sa névrose sur la scène dramatique, le sujet acquiert le recul nécessaire pour se désidentifier de ses blessures historiques et de ses constructions illusoires, se rapprochant ainsi de son noyau authentique. Le psychodrame fonctionne comme un miroir vivant, un puissant accélérateur d'intégration psychique et de métamorphose personnelle.
La psychogénéalogie
Mise en lumière et popularisée par les travaux d'Anne Ancelin Schützenberger, la psychogénéalogie explore l'impact invisible mais déterminant des transmissions transgénérationnelles. Secrets de famille enfouis, traumatismes historiques subis par les
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ancêtres, deuils non élaborés : tout ce qui a été passé sous silence par les générations précédentes se transmet de manière cryptique et vient peser inconsciemment sur la destinée du sujet actuel.
En cartographiant minutieusement son arbre généalogique et en mettant au jour les coïncidences de dates ou de destins, le patient devient capable d'identifier les « loyautés familiales invisibles » qui le maintiennent en captivité. Ce décodage permet de rompre avec les scénarios répétitifs imposés par la lignée afin de réclamer son droit à l'individualisation et d'écrire sa propre histoire.
Les Constellations Familiales
Développées par le psychothérapeute Bert Hellinger, les constellations familiales prolongent l'investigation transgénérationnelle en la transposant au sein d'une mise en scène spatiale et collective. Au cours d'une session, les membres du groupe sont choisis par le patient pour incarner les figures clés de son système familial. En se positionnant intuitivement dans l'espace, ces représentants font émerger de manière visuelle et sensitive les alliances secrètes, les exclusions, les blocages énergétiques et les déséquilibres systémiques transmis de génération en génération.
Cette scénarisation vivante agit comme une révélation spectaculaire,le patient contemple de l'extérieur ce qui était resté enfoui dans l'ombre de son inconscient, reconnaît les blessures occultées de sa lignée et travaille à restaurer un ordre plus juste au sein du système. Lorsqu'un équilibre harmonieux est rétabli sur l'échiquier de la constellation, l'amour et l'énergie circulent à nouveau librement, instaurant une paix durable pour le consultant comme pour l'ensemble de son système familial.
Les rêves : la voie royale de l'inconscient
Depuis la nuit des temps, l’univers onirique suscite la fascination. Si les sociétés antiques y décelaient des messages oraculaires divins ou des visions prophétiques partagées sous la tente de la tribu, la psychologie moderne appréhende le rêve comme un langage symbolique d'une valeur inestimable, de notre inconscient et de nos dynamiques psychiques souterraines.
L’analyse onirique s’appuie sur ce matériel métaphorique pour accélérer la connaissance de soi, transmuant les récits nocturnes en de formidables leviers d'évolution. Si Sigmund Freud a ouvert la voie royale de l’interprétation scientifique en y décelant l'accomplissement déguisé de nos désirs refoulés, Carl Gustav Jung en a approfondi la portée en reliant l'onirisme aux archétypes de l'inconscient collectif et aux dynamiques d'individuation. Ces cadres théoriques rigoureux sont indispensables pour prémunir la cure contre les dérives d'interprétations fantaisistes et restituer au rêve sa stricte utilité clinique.
Nos productions nocturnes remplissent trois fonctions physiologiques et psychiques :
Une fonction cathartique : Le rêve agit comme une soupape de sécurité, évacuant les tensions nerveuses et émotionnelles accumulées durant le jour, notamment au travers du mécanisme des cauchemars.
Une fonction d’élaboration : Il permet d'architecturer, de digérer et de métaboliser nos conflits internes, nos désirs secrets et nos nœuds affectifs.
Une fonction de guidance : Il projette des éclairages cliniques, orientant le sujet vers
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une plus grande unité intérieure et un mieux-être global.
Notre palette thérapeutique s'enrichit de diverses approches pour décoder cette grammaire, la lecture freudienne des symboles, le décryptage jungien des pulsions, le psychodrame (où le patient met en scène les éléments de son rêve) ou encore la perspective de la Gestalt-thérapie, qui postule que le rêveur est, en réalité, chaque fragment, chaque objet et chaque personnage de son propre scénario nocturne. Avec l'entraînement, chaque patient apprend à déchiffrer ce code secret pour collaborer activement avec son inconscient.
L’analyse des rêves ne saurait toutefois s'isoler des autres manifestations de la vie du sujet. Elle s'inscrit dans une anthropologie globale où nos micro-mouvements, nos postures corporelles, nos choix comportementaux et nos pathologies somatiques constituent autant de langages symboliques traduisant l'état de nos pulsions. Parmi ces forces dynamiques, nous observons :
L’agressio : L'énergie vitale de sauvegarde, dévolue à la défense du territoire intime et indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire.
L’eliminatio : La force qui régit les fonctions d'évacuation de l'organisme et l'apurement du trop-plein émotionnel.
L’ambitio : La pulsion d'affirmation de soi, le vecteur qui pousse l'individu à conquérir sa juste place dans l'espace social.
L’attractio : L’énergie de la reliance affective, présidant aux affinités amicales, aux élans amoureux et au déploiement des ressources créatives.
L’assimilatio : La faculté d'intégration psychique, permettant d'incorporer les nouveaux apprentissages, de digérer les épreuves et d'acter les mutations de l'existence.
Ces forces archétypiques s'invitent constamment sur la scène de nos nuits. Leur observation clinique permet de cartographier avec précision les zones d'atrophie, d'excès ou de blocage qui encombrent la vie du patient. Si vous traversez des périodes d'amnésie onirique, cela ne signifie nullement que votre esprit a cessé de rêver, des résistances psychiques ou l'anxiété du moment peuvent provisoirement verrouiller l'accès au souvenir du rêve. L'introspection méthodique et la pacification nerveuse finissent toujours par rétablir le contact avec cette source.
Suivant la recommandation de Jung, certains rêves à haute charge symbolique gagnent à être médités, voire revisités consciemment au cours de la journée, afin de prolonger le travail d'assimilation souterrain. Il n'existe pas de « mauvais » rêves, chaque production nocturne, qu'elle se pare de l'effroi d'un cauchemar ou de la douceur d'une utopie, constitue une occasion en or de progresser sur le chemin du « Connais-toi toi-même » et de conquérir son unité.
Le Yoga du Rire
Le Yoga du Rire est une discipline thérapeutique à la fois joyeuse et rigoureuse, combinant des exercices de respiration yogique (pranayama), des dynamiques de groupe ludiques et des rituels de lâcher-prise conçus pour stimuler un rire authentique et spontané. Conçue en Inde au début des années 1990 par le Dr Madan Kataria, cette méthode s'inscrit en droite ligne des philosophies orientales qui postulent l'interdépendance absolue entre le corps, l'esprit et le champ de la conscience, des thèses qui ont largement nourri les fondements de la psychologie
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transpersonnelle.
Dans le contexte d'une société moderne caractérisée par le surmenage et l'esprit de sérieux, s'autoriser à rire constitue un véritable acte de résistance thérapeutique. Sur le plan purement biologique, l'acte de rire inonde le système nerveux d'endorphines, les précieuses hormones du bien-être, ce qui permet de faire chuter le taux de cortisol (l'hormone du stress), de juguler l'anxiété et de doper les défenses immunitaires. De plus, les mouvements saccadés du diaphragme opèrent un massage viscéral naturel des organes internes, stimulant la circulation sanguine et soutenant la sphère cardiaque.
Au-delà de cette évidente plus-value physiologique, le Yoga du Rire brise les carcans et les surmoi rigides hérités de notre éducation (« Ne ris pas si fort », « Tiens-toi correctement en public »). Il rétablit le contact avec l'enfance, avec la joie brute et l'humour, ciment irremplaçable du lien social. Pratiqué en collectif, le rire se propage par contagion mimétique, tissant instantanément une trame de chaleur humaine et de complicité entre les participants. Pas à pas, cette discipline opère une métamorphose de notre regard sur l'existence, nous restituant notre légèreté, notre allant et notre joie d'exister.
La Kinésiologie
La kinésiologie est une approche psycho-corporelle globale qui appréhende l'organisme comme un livre ouvert, conservateur fidèle de nos mémoires biographiques, de nos charges émotionnelles et de nos traumatismes inconscients. Née dans les années 1960 aux États-Unis des travaux du Dr George Goodheart, elle réalise une synthèse entre les données techniques de la chiropraxie occidentale, les principes énergétiques de la médecine traditionnelle chinoise et les concepts de la psychologie moderne pour offrir un protocole de rééquilibrage holistique.
L'outil central de cette discipline réside dans le « test musculaire », un mode de dialogue direct et subtil établi entre les mains du praticien et la physiologie du patient. En exerçant une pression douce sur un muscle spécifique (souvent le deltoïde), le kinésiologue évalue le tonus de la réponse musculaire. Tout stress, qu'il soit d'ordre énergétique, émotionnel ou structurel, induit une chute instantanée de ce tonus. Le corps devient ainsi le guide le plus fiable de la cure, révélant avec précision l'emplacement exact des stress enfouis, des mémoires fœtales ou des verrous comportementaux.
Une fois le nœud conflictuel localisé et conscientisé, le thérapeute déploie sa palette d'outils de correction techniques de relaxation nerveuse, stimulations réflexes de méridiens énergétiques, protocoles respiratoires ou mouvements d'intégration corporelle. La kinésiologie s'avère particulièrement performante pour traiter les états d'anxiété, les phobies, les douleurs chroniques rebelles, les troubles de l'apprentissage.
Avec la kinésiologie, le thérapeute ne se drape plus dans un savoir absolu concernant le patient. C’est le corps du patient lui-même qui, par le truchement du test musculaire, dicte au praticien la marche à suivre et sélectionne la technique de réparation la plus adaptée à ses besoins.
Cette discipline appliquée aux troubles de l'apprentissage se révèle d'une efficacité précieuse auprès des enfants, qui se heurtent souvent à l'impossibilité de poser des mots structurels sur leurs blessures ou leur histoire. Le test musculaire permet de contourner la barrière du langage pour identifier l'émotion perturbatrice et appliquer la correction adéquate sans exiger du jeune patient une verbalisation douloureuse.
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Face aux impasses scolaires, l'Édu-kinésiologie (ou Brain Gym) propose des protocoles de mouvements croisés simples conçus pour évacuer le stress de performance et recréer des connexions nerveuses fluides entre les hémisphères cérébraux gauche et droit. Dès lors qu'un équilibre neurologique se réinstalle, les processus d'assimilation redevenant fluides et naturels. La kinésiologie éducative s'affirme ainsi comme un superbe outil pour surmonter et prévenir l'échec scolaire, les déficits de l'attention, l'hyperactivité et la souffrance de l'enfant qui s'épuise dans l'effort sans obtenir de résultats.
Massage thaï
Les médecines traditionnelles reposent sur une vision globale de l’être humain, considérant l’équilibre entre le corps, l’énergie, l’esprit et la nature comme essentiel à la santé. Elles privilégient la prévention et l’autonomie en encourageant chacun à prendre soin de son bien-être au quotidien. Leur principe fondamental est celui de l’énergie vitale, appelée prana, chi ou lompran selon les cultures. Cette énergie circule dans le corps à travers des canaux et influence toutes les fonctions vitales.
La médecine traditionnelle thaïe s’appuie sur l’équilibre de quatre éléments : air, feu, eau et terre. Elle accorde une importance particulière au massage, Nuad Thaï Boran, qui associe approche physique, énergétique et spirituelle. Ce massage porte une attention spécifique à l’élément air, symbole du mouvement et de la circulation de l’énergie. Le travail se fait sur les lignes énergétiques afin de libérer les tensions, améliorer la circulation et rétablir l’harmonie entre le corps et l’esprit. Cette libre circulation du lompran constitue la base de la santé et de la prévention selon la tradition thaïe.
Yoga Nidra
Le Yoga Nidra, souvent appelé « sommeil yogique », est une voie de méditation qui explore les différents états de conscience que nous traversons naturellement : la veille, le rêve et le sommeil profond. Plus qu’une simple relaxation, cette pratique invite à développer une présence lucide au cœur de ces états habituellement inconscients.
La personne pratiquante apprend progressivement à naviguer entre veille, rêve et sommeil sans perdre le fil de la conscience. Cette exploration intérieure permet de découvrir des espaces subtils de la psyché, des seuils et des états modifiés de conscience. Le Yoga Nidra ouvre ainsi un chemin vers une connaissance plus profonde de soi. Au fil de la pratique, il devient possible d’entrevoir ce que la tradition nomme turya, le « quatrième état », qui relie et transcende tous les autres. Une invitation à la détente, à l’exploration intérieure et à l’éveil de la cons
La naturopathie
Je me suis initié aux disciplines de la naturopathie et plus particulièrement aux protocoles de la méthode Kneipp par pure nécessité thérapeutique personnelle, il me fallait impérativement réparer mes articulations gravement endommagées à la suite d'un terrible accident de la route survenu en 1972. Depuis cette date charnière, je n'ai jamais interrompu mes investigations, étudiant et testant sur moi-même ou au travers de mes lectures tout ce qui pouvait concourir à restaurer et entretenir mon capital santé ainsi que celui des personnes qui viennent me consulter.
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L'abbé Sebastian Kneipp utilisait les vertus médicinales de l'eau (l'hydrothérapie) et la science des plantes (la phytothérapie) selon des protocoles rigoureux adaptés à chaque pathologie. Ses méthodes perdurent avec un immense succès, notamment en Allemagne où de nombreux centres de cure officiels portent son nom et perpétuent son héritage. Pour ceux qui désirent approfondir la biographie et l'œuvre de ce précurseur, vous pouvez consulter le portail officiel https://www.kneipp.com/ch_fr/le-savoir-kneipp/sebastian-kneipp/
Pour entrer dans le vif de la pratique concrète, l'application quotidienne de ces principes physiologiques a été le moteur de ma propre résurrection physique. Les bains de siège froids d'une durée stricte de deux à trois minutes, les douches froides instantanées, les bains de vapeur soudains ainsi que les enveloppements locaux à base de décoction de prêle, associés à l'ingestion régulière et méthodique de cette même plante médicinale, ont accompli un véritable effet thérapeutique. Au bout d'une année de cette discipline rigoureuse, j'ai pu définitivement abandonner mes béquilles et reconquérir une marche satisfaisante. L'intégralité de ces protocoles de soins, ainsi qu'une étude des plantes et de leurs applications hydrothérapiques, sont consignées dans l'ouvrage fondateur de l'abbé Kneipp, Ma cure d'eau, dont je conseille la lecture.
Afin de vous guider dans l'entretien et la réparation de votre corps, je vous partage ici quelques indications thérapeutiques et règles d'hygiène fondamentales, éprouvées par les années :
Régénération articulaire : En traitement de fond, pour réparer les cartilages et consolider durablement les articulations ainsi que les tendons, je préconise un complexe synergique de glucosamine, de chondroïtine et de MSM (Méthyl-Sulfonyl-Méthane), à raison de quatre comprimés par jour, à ingérer le matin. Pour une action analgésique rapide sur la crise douloureuse et un soutien actif à la récupération tissulaire, la mésothérapie locale à base de sérum de Quinton labellisé offre des résultats cliniques que j'ai testé.
L'atout magnésien : Pratiquez régulièrement des cures de chlorure de magnésium sur des fenêtres de trois mois. C'est un remède souverain et économique pour stimuler les défenses immunitaires face aux infections diverses, réguler le transit en cas de constipation chronique et revitaliser le système nerveux.
L'hydrothérapie réflexe : Intégrez dans votre hygiène hebdomadaire un bain de siège froid de deux minutes, à répéter trois fois par semaine. Cette pratique tonique stimule l'ensemble du métabolisme et stimule le système immunitaire par effet de réaction thermique.
Les compléments alimentaires : À partir du cap des cinquante ans, l'organisme subissant de subtiles modifications métaboliques, il devient indispensable d'absorber quotidiennement un complément de vitamines et d'oligo-éléments de qualité biologique afin de pallier les carences d'assimilation.
La diététique du matin : Adoptez dès le réveil un petit-déjeuner vivant, composé exclusivement de fruits frais de saison et de flocons de céréales complètes, humectés d'un lait végétal (lait d'avoine, d'épeautre ou de riz). Le café noir, strict et sans aucun sucre, pourra être maintenu en fonction de vos tolérances individuelles, sous réserve de ne pas souffrir d'hypertension artérielle ou d'ulcère gastrique.
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La restriction carnée : Réduisez drastiquement votre consommation de viandes. Les chairs animales surchargent l'organisme en déchets azotés, en purines et en ptomaïnes, qui encrassent les humeurs, s'acidifient dans les tissus et font le lit des pathologies inflammatoires et articulaires.
L'éthique du mouvement : Faites l'effort quotidien de marcher. En complément ou à défaut de cette déambulation, pratiquez chaque matin l'exercice de Qi Gong suivant pour fluidifier l'énergie vitale (le Chi) et réveiller le corps : debout, balancez les bras d'avant en arrière de manière souple et rythmée, tout en vous élevant en cadence sur la partie antérieure des pieds (la pointe). Répétez ce mouvement de balancier quatre-vingts fois.
Pour toute pathologie chronique lourde, internet et la littérature spécialisée regorgent de conseils précieux issus d'experts fiables. Toutefois, ces lectures ne sauraient remplacer l'œil clinique d'un professionnel,n'hésitez pas à consulter un naturopathe certifié pour individualiser votre protocole de santé.
ÉPILOGUE
Que vous soyez un athée convaincu, un agnostique rigoureux ou un être profondément désabusé par les dogmes des religions institutionnelles, vous restez un chercheur de vérité, un être en quête ardente de sens face au vertige de son existence. La clé de cette transcendance ne niche pas dans les théories, mais dans l'expérience de la présence.
Plusieurs fois par jour, au moment d'extirper votre corps du sommeil, au cœur de vos activités de l'après-midi, ou à l'instant précis où vous vous glissez sous vos draps, prenez le temps de sentir le flux de votre respiration. Installez-vous assis ou allongé, et sentez avec attention l'intégralité des sensations de votre enveloppe charnelle.
Consentez à vous offrir, chaque jour, quelques secondes de présence absolue à ce qui est. Saisissez avec la réceptivité de vos cinq sens, les couleurs qui vous entourent, la géométrie des formes, les effluves d'une odeur, la texture des sons, la saveur exacte de ce que vous buvez ou mangez, la rugosité ou la douceur de ce que vos mains effleurent. Habitez pleinement votre corps à l'aide de vos cinq sens. Faites-le en vous interdisant de nommer l'objet, sans poser le moindre qualificatif, sans intellectualiser l'expérience.
Sentir durant ces quelques secondes précieuses suffit à couper instantanément le signal de la radio FM de vos pensées parasites. C'est l'unique moyen de faire taire les procrastinations stériles, les remords lancinants, les regrets du passé, la culpabilité destructrice, les jugements moraux et les peurs de l'avenir.
Sentir est l'acte révolutionnaire qui vous ramène au cœur du moment présent. C'est le geste thérapeutique universel pour briser la force de répétition et l'inertie du passé qui, si on n'y prend garde, nous aliène et nous projette de force dans un futur imaginaire, qu'il soit une utopie rassurante ou un scénario anxiogène.
On raconte qu'un homme s'entretenait un jour avec un moine ermite, se plaignant de la complexité de la discipline et de la difficulté à entrer en méditation.
Le moine le regarda avec un sourire et lui répondit simplement, " Non, mon ami. Ce n'est pas difficile, obdervez votre respiration"
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QUATRIÈME DE COUVERTURE
Et si les clés de votre guérison résidaient dans la libération de vos mémoires corporelles et psychologiques ?
En 1972, un grave accident de la route brise le corps de l'auteur. Condamné aux douleurs chroniques, il refuse la fatalité et s'initie aux lois de la santé naturelle. En combinant la rigueur physique de la naturopathie (méthode Kneipp) et une exploration profonde des mécanismes de l'esprit, il accomplit l'impensable : réparer ses articulations et remarcher librement.
De cette reconstruction est née une approche révolutionnaire unique : la mémothérapie.
Conçue et affinée au fil de cinquante années de recherches et d'accompagnement, la mémothérapie ne se contente pas de soigner le corps en surface. Elle va chercher à la racine l'impact des traumatismes, du stress et de la psyché sur notre physiologie. L'auteur nous dévoile comment décoder cette mémoire cellulaire et psychologique pour désamorcer les blocages qui nous enchaînent à la maladie.
À travers ce guide pragmatique et profondément humain, vous découvrirez un protocole complet de régénération globale : de la bio-supplémentation ciblée à l'hydrothérapie, en passant par la diététique et le Qi Gong thérapeutique. Mais vous apprendrez surtout à maîtriser le volet psychologique de votre santé : l'art de faire taire la « radio FM de vos pensées », de vous libérer de la culpabilité, des peurs et des regrets pour habiter pleinement le moment présent.
Découvrez la mémothérapie : une méthode d'avant-garde où la compréhension de la psyché et la libération des mémoires deviennent le véritable chemin de la guérison.
« Sentir pour revenir au moment présent, lâcher la force de répétition et d'inertie du passé qui nous fait nous projeter dans un futur inquiétant... »
IMMA Institut de mémothérapie et méthodes associées
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